Voici la vidéo du deuxième pilier du Pacte présidentiel de Ségolène Royal :
"Améliorer le pouvoir d'achat"
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Voici la vidéo du deuxième pilier du Pacte présidentiel de Ségolène Royal :
"Améliorer le pouvoir d'achat"
Voici la vidéo qui vous dira tout sur le 1er pilier du Pacte présidentiel de Ségolène Royal :
"Relancer la croissance pour travailler tous"
La deuxième main n'est jamais aussi intéressante que la première... Mais bon, elle vaut quand même le détour :
Chez les "chiraco-dépressifs", Michelle Alliot-Marie : Ministre de la défense depuis 2002. Longtemps mise en avant pour représenter le courant chiraquien à l'élection présidentielle, elle s'est finalement couchée devant Nicolas Sarkozy, préférant la négociation à l'humiliation.
Chez les "sarko-maniaques", Charles Pasqua : Sénateur des Hauts-de-Seine depuis 2004. Il fut le "parrain" politique de Jacque Chirac et Sarkozy. Trafic d'armes, SAC, Malik Oussekine... Une carte à jouer ne suffit pas pour évoquer l'ensemble de son pedigree politique...
Chez les "nationalistes compulsifs", Philippe de Villiers : "Le temps n'est pas aux élections, mais à la sécurité et à la survie par rapport à la nouvelle guerre mondiale qui semble être déclenchée par les islamistes...". Si seulement il pouvait s'écouter parler et se retirer de l'élection présidentielle.
Chez les "ego-centristes", Marielle de Sarnez : Députée européenne. Plume de Bayrou. Depuis le pseudo virage à gauche de l'UDF, elle galère. Elle ne pourra plus aller aux forums d'Alternative libérale, parti des fanatiques libéraux.
Désolé, de vous faire peur avec un titre pareil... Mais l'administration sarkozyste n'a pas cru bon d'informer les électeurs d'un changement dans la procédure du vote par procuration...
Juste une petite ligne sur le site www.service-public.fr : "Il revient au mandant d'avertir son mandataire."
Vous me direz que c'est normal d'avertir son mandataire... sauf que jusqu'ici, c'était l'administration qui le faisait !
En effet, lorsque vous remplissiez une procuration, un volet était conservé par le commissariat, la gendarmerie ou le tribunal, un volet allait à la mairie, et le troisième volet allait chez le mandataire que vous aviez désigné.
Et bien c'est terminé ! Hop ! Envolé ! Il n'y a plus de troisième volet ! L'administration n'envoie plus de volet au mandataire.
Dans la plupart des cas, le mandant aura prévenu son mandataire. Mais je crains fort que certains mandataires se disent "Tiens, je n'ai pas reçu le papier, c'est donc que la procuration n'a pas été faite !"
Et voila comment, en simplifiant, on complique les choses !
Un journaliste allemand me disait, il y a 3 semaines, qu'il trouvait la campagne électorale française beaucoup plus créative qu'en Allemagne.
Un bon exemple nous est donné par la dernière création du Mouvement des Jeunes Socialistes : le poker menteur de la droite.
Alors comme il ne reste plus quelques jours avant le premier tour, et qu'il est donc temps de se détendre un peu, je vais vous présenter mes cartes préférées de ce jeu un peu particulier...
Voici la première main :
Tout d'abord, chez les "Chiraco-dépressifs", Dominique de Villepin : On lui prête le bon mot suivant : "Je gère le cerveau de Jacques Chirac". Et quelle gestion ! En 1997, il est l'un des instigateurs de la dissolution de l'Assemblée Nationale, et en 2006 il parvient à mettre 3 millions de Français dans la rue contre le CPE. Chapeau l'artiste !
Chez les "Sarko-maniaques", Nicolas Sarkozy : Candidat de la rupture et ministre en exercice depuis 2002 : le président de l'UMP cultive l'art du paradoxe... Favorable à la mise en place d'un contrat unique, inspiré du CNE. Avec lui, le CPE deviendra le contrat de travail de tous les salariés !
Chez les "Nationalistes compulsifs", Jean-Marie Le Pen : Ancien militaire, il a torturé pendant la guerre d'Algérie. Il est candidat depuis 1974 autour d'un programme nationaliste et raciste et a qualifié la Shoah de "détail de l'histoire". Ultra libéral, il propose par exemple la suppression de l'ISF.
Pour finir, chez les "Ego-centristes", François Bayrou : Le candidat de l'UDF prétend être au dessus des clivages droite/gauche. Stratégie classique d'un homme qui gouverne à droite et qui devient de gauche en campagne. Il n'empêche: il a voté l'état d'urgence, la réforme des retraites et n'a jamais voté une proposition de gauche.
Nous sommes à 5 jours du 1er tour de l'élection présidentielle. Certains en profitent, au niveau national, pour faire la une de tel ou tel média. Dans le Loiret, c'est plus simple, les socialistes sont unis pour la victoire de Ségolène Royal.
C'est le sens du texte de Jean-Pierre Sueur, sénateur, qui renouvelle sur son site son soutien à Ségolène Royal :
Un choix clair pour Ségolène Royal
Merci à Jérôme pour le joli souvenir de ce moment militant organisé par le MJS !
Les militants du Mouvement des Jeunes Socialistes ont créé l'événement vendredi soir en inaugurant la rue Ségolène Royal à Orléans. Après qu'un jeune prof, un lycéen et un jeune actif aient présenté les propositions principales du Pacte présidentiel, c'est sous les yeux de plusieurs dizaines de passants étonnés que la plaque officielle a été dévoilée.
Aujourd'hui, samedi de 10h à 20h, les militants socialistes, jeunes et moins jeunes, se retrouvent Place du Martroi, pour les "10h pour convaincre". Malgré quelques difficultés administratives municipales, tous seront là, toute la journée, pour débattre du Pacte présidentiel, et proposer aux passants une partie de "Poker menteur de la droite".
photo CDG
Ce fut un vrai plaisir que de lire ce texte, alors je publie très volontiers cet appel d'Ariane Mnouchkine, publié sur www.liberation.fr hier.
Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d’une élection présidentielle, et pour celle-ci bien plus que pour toute autre, il s’agit aussi de sentiments. Il s’agit d’étonnement d’abord, d’espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s’agit surtout, je crois, d’un sentiment de genèse. Je n’ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même que, une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l’époque, aucun adulte autour de moi ne s’est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d’autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d’un meilleur monde. D’un meilleur pays, d’une meilleure ville, d’un meilleur quartier, d’une meilleure rue, d’un meilleur immeuble. D’un meilleur théâtre.
Mieux que d’autres, par leur détermination, leur ferveur, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat clair, juste, urgent, possible. Modeste pour les uns, gigantesque pour les autres, mais possible.
Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune faconde, aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l’adversaire. Aucune enflure pathologique de l’amour du moi. Aucune goinfrerie. Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d’une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu’ils ambitionnent de porter, devant l’attente du peuple dont ils quémandent le suffrage avec tant d’insistance. Oui, il faut qu’ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l’orgueil. Car, sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne.
Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j’espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu’elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu’à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu’est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure, ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s’acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l’échec scolaire, et donc pour la culture, pour l’éducation et donc pour la culture, pour les universités, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu’à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l’Europe, pour une solidarité vraie, qu’on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s’arrêterait pas à une misérable frontière mais s’étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c’est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en œuvre. Et moi, je vote pour ce chantier, donc je vote pour Ségolène Royal.
Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai Shopping Paradise —très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu’il était ministre — tandis qu’un troisième… celui-là, à part être président, j’ai du mal à comprendre ce qu’il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s’obstinent à classer quatrième alors qu’il y a cinq ans… vous vous souvenez?
Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L’horreur de ce jour-là, l’avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non.
Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d’une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l’opposition radicale, jusqu’à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C’est du luxe. Un luxe insolent aujourd’hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n’ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n’héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.
Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang! Il n’y a plus une minute à perdre. Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j’aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… Je parle des couleurs de l’Europe à qui nous manquons et qui nous manque. Voilà pourquoi je vote pour les travaux d’Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.
• Ariane Mnouchkine •
L'excellent "Militant dans la campagne présidentielle" a publié sur son blog "En route pour 2007" une video de LCI montrant tout le respect dont est capable le candidat de l'extrême droite.
A voir...
Christophe Desportes-Guilloux (CDG)
43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste
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