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La démocratie et la citoyenneté

Notre quotidien local nous a encore donné une grande leçon d'aveuglement en présentant Hélène Carrère d'Encausse comme l'invitée "consensuelle" des prochaines fêtes johanniques.

C'est oublier le dérapage gigantesque de l'académicienne, au sujet des manifestations lors de la crise des banlieues. Sur la chaine russe NTV elle déclarait :

"Ces gens, ils viennent directement de leurs villages africains. Or la ville de Paris et les autres villes d'Europe, ce ne sont pas des villages africains. Par exemple, tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues."

Toujours sur cette chaine de télé russe, celle qui est très proche du candidat Sarkozy ajoutait :

"pendant des années le gouvernement n'osait même pas appeler ces gens des "hooligans" : ce mot n'était pas autorisé. Lorsque Nicolas Sarkozy les a appelés "voyous" et "racailles", ces jeunes gens, ces chéris, ont demandé qu'il s'excuse. En France, nous avons une abominable manie des excuses".
 "Oui, la télévision russe ne fait que suivre Poutine pas à pas. Mais la télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois qui auraient pu être imaginées par Staline. Vous allez en prison si vous dites qu'il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision. Les gens ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale et sur beaucoup d'autres choses. On vous juge tout de suite pour infraction. [...] Le politiquement correct de notre télévision est presque comme la censure des médias en Russie."

Qui a dit que c'était une candidate consensuelle ? La Rep ? Not'bon'maire ? En tout cas, ça m'étonnerait qu'il y ait consensus !

source : Libération, 11 novembre 2005

Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /Avr /2007 05:51
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Il semble que beaucoup de nos compatriotes soient encore indécis sur le choix à faire le 22 avril et le 7 mai prochains.

Beaucoup ne veulent pas lire l'ensemble des programmes, ou plutôt le programme des deux candidat-e-s entre lesquels ils hésitent.

Alors conseillez leur d'aller faire un tour sur le quizz proposé par www.lemonde.fr: 19 questions à choix multiple sur les points principaux des programmes, et ils sauront de quel-le candidat-e ils sont le plus proche !

P.S : il pourrait être amusant que les lecteurs fassent part de leur score ! Voici le mien : Ségolène Royal 15 points, Marie-George Buffet 8 points, François Bayrou 7 points

Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 08:18
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François Bayrou a "rebooté" il y a quelques mois, en vue de l'élection présidentielle. Du coup, sa mémoire vive s'est effacée ! www.monorleans.com se fait donc un plaisir de lui rappeler ses paroles et celles de ses proches :

Sur TF1, le 3 juin 2002, François Bayrou disait : "Voter UMP ou UDF, mais en tout cas pas voter socialiste. Mais l'urgence de l'urgence, la priorité des priorités, c'est que l'on ne reparte pas pour 5 ans dans les 5 années qu'on vient de vivre avec cette manière d'épuiser la France que la cohabitation impose. Je soutiens le gouvernement parce qu'il faut avoir des positions simples et claires. Ma position c'est de soutenir le gouvernement qui a été mis en place..."

Dans le journal Le Monde, le 6 octobre 2002, toujours François Bayrou : "Pour l'instant, l'UMP nous regarde et peut-être de haut. Mais le jour viendra où il faudra entre l'UMP et l'UDF des relations suivies, et une organisation de notre travail en commun sur la base d'un partenariat. Préparons-le d'ores et déjà."

Dans le Figaro du 20 septembre 2003, Hervé Morin déclarait : "L'UDF ne critique pas tout ce que fait le gouvernement ! Nous apprécions le travail de Sarkozy, de Fillon, de Dutreil, de Robien, de Mer, par exemple."

Sur France-Info, le 23 octobre 2003, François Bayrou s'exprimait, avec franchise : "L'UDF fait partie de la majorité parce qu'elle traduit les sentiments du plus grand nombre des français qui ont voté pour le Président de la République et pour la majorité nouvelle en 2002."

Certes, ce ne sont que des paroles, et l'on sait que les paroles ne coutent pas cher à l'UDF. Voyons donc les actes :

Le 25 mars 2007, le canton de Chambon-Feugerolles votait pour élire son nouveau conseiller général, en remplacement de l'élu UMP, démissionnaire. C'est Jean-François BARNIER, de l'UDF qui fut le candidat unique de la droite. Mais l'UDF nous dira sans doute qu'il n'y avait pas d'accord électoral...

Le 25 mars 2007, la commune de Genas connaissait de nouvelles élections municipales. Pas de liste UDF, la liste UMP gagne les élections, sans aucune entente entre les deux partis de droite, évidemment...

Le 18 mars 2007, le canton de Vittel élisait son nouveau conseiller général, après le décès du précédent. C'est le candidat UMP Jean-Jacques GAULTIER qui a été élu, dès le premier tour, sans que l'UDF ne présente de candidat. Là encore, il n'y a sans doute pas eu d'accord électoral...

Le 25 février 2007, liste unique de la droite UMP-UDF à Terville, ce qui rapporte 26 élus sur 29 aux compères, sans qu'ils se soient sans doute entendus...

Les 11 et 18 mars 2007, liste unique de la droite UMP-UDF à Romainville, mais cette fois-ci, ça ne leur a pas porté chance...

5 alliances entre l'UDF et l'UMP le mois dernier !

Bayrou entretient dans le coeur de beaucoup de français l'espoir qu'un jour, le centre existera.

Mais il sait, car c'est son choix permanent, et celui de son parti, qu'il n'est pas ce centre. Il a toujours gouverné avec la droite, il gouverne des communes et des départements avec la droite, car il est la droite.

Ne laissez pas Bayrou abuser les français !

Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 05:07
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François Bayrou a choisi de construire sa candidature sur le "ni droite-ni gauche". Cela peut se justifier quand la République est menacée. Il s'agit alors de situations d'urgence nationale. Et la Résistance avec les gouvernements de la Libération en ont été les exemples emblématiques. Mais le ni droite, ni gauche n'est pas une forme durable de gouvernement, il se termine généralement en crises politiques.

Or, aujourd'hui, la France a besoin de choix clairs - ce dont elle a été privée en 2002 avec les conséquences négatives qui en ont découlé. François Bayrou parie sur le manque de mémoire des électeurs. C'est indéniablement faire preuve de démagogie. On avait connu un centre politique avec une identité nette, la démocratie chrétienne, que l'on pouvait critiquer ou approuver. Aujourd'hui, le centre de François Bayrou n'a plus d'identité, autre que tactique, car il n'est pas "neutre", contrairement à ce qu'il prétend. Il est enraciné à droite, à la fois dans les faits et dans les idées.

François Bayrou : la droite dans les faits

- François Bayrou a fait toute sa carrière à droite. Il a soutenu Valéry Giscard d'Estaing, il a fait partie de l'état-major de Raymond Barre, il a été un allié d'Edouard Balladur et de Nicolas Sarkozy, il a été ministre de Balladur de 1993 à 1995, de Chirac de 1995 à 1997. Refusant d'être un second rôle à l'UMP, il a décidé de jouer sa partie en 2002 avec l'UDF.

- François Bayrou a voulu frapper l'opinion en demandant à son groupe parlementaire de voter de temps à autre avec le PS, à partir de 2006. Mais sur l'ensemble de la législature, l'UDF, à l'Assemblée Nationale, et plus encore au Sénat, a voté le plus souvent avec l'UMP. Sur 78 votes majeurs de 2002 à 2007, à 44 reprises pour des lois importantes, l'UDF a voté avec l'UMP, à 16 reprises avec le PS (surtout depuis 2006). Il faut en outre noter qu'à chaque fois, lors des votes avec le PS, son groupe s'est divisé et François Bayrou a été incapable de faire respecter "la discipline de groupe" à son tout petit groupe parlementaire : on peut se demander comment il fera pour former une majorité !

- François Bayrou mène un parti où tous les élus ont un électorat de droite, travaillent dans toutes les régions, tous les départements, toutes les communes avec les élus UMP, voire MPF ! Encore très récemment, dans plusieurs élections locales, l'UDF s'est unie dès le premier tour à l'UMP !

François Bayrou : la droite dans les idées

Nous avons désormais la "chance" de disposer du programme économique et social de François Bayrou. Si l'on passe sur des propositions purement démagogique (un référendum sur les retraites !) l'essentiel permet de voir que ce programme est "UMP-compatible".

Pouvoir d'achat : une pâle copie de Nicolas Sarkozy

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou fait l'impasse sur la question du pouvoir d'achat :
- rien sur les salaires et le niveau des pensions des 13 millions de retraités, au risque de laisser une part non négligeable de notre population se paupériser, au détriment de la demande, seul moteur de la croissance encore allumé;
- rien sur les prix, qu'il s'agisse des produits de consommation courante, du prix du logement ou encore de l'énergie.

Tout comme Sarko, les propositions de Bayrou pour élever le niveau de vie se limitent à l'octroi aux entreprises de nouvelles exonérations de cotisations sociales portant sur les heures supplémentaires. Cette proposition, qui s'apparente au "travailler plus pour gagner plus" de Sarko, est :
- un non sens juridique et économique : ce ne sont pas les salariés mais les employeurs qui décident seuls de recourir aux heures supplémentaires. Ils le font s'ils l'estiment nécessaire aux besoins de l'entreprise : la proposition de François Bayrou se heurte à l'insuffisance de la demande de l'activité économique.
- une fin de non recevoir sociale : la première valeur du travail, c'est son prix. Or, cette proposition exclue de fait les deux salariés sur trois qui n'ont tout simplement pas accès aux heures supplémentaires, ainsi que le million de salariés à temps partiel subi (dont 80% de femmes).
- un nouveau cadeau fiscal aux entreprises, et non des moindres : près de 2,8 milliards d'euros ! Sans la moindre obligation de la part des entreprises. Les effets d'aubaine seront conséquents, puisqu'aucune condition n'est fixée pour être éligible à l'allégement.

Emploi : une pâle copie des échecs du passé

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose des exonérations de cotisations massives et indifférenciées. Ainsi, ses "deux emplois francs" de cotisations par entreprise seraient excessivement couteux pour la collectivité et provoqueraient des effets d'aubaine massifs à l'avantage des entreprises, de loin les plus nombreuses, qui auraient embauché en l'absence de ces exonérations.

Cette mesure, qui priverait les caisses sociales de 4 milliards d'euros, représente un cadeau inédit par son ampleur mais aussi par la forme qu'il revêt: aucune limite n'étant fixée quant au niveau de qualification ou de salaire, il sera possible pour les entreprises d'utiliser ce dispositif pour défiscaliser les emplois les plus rémunérés !

Fiscalité : la fortune en héritage

Tout comme Sarkozy, Bayrou propose d'aggraver les réformes fiscales injustes de ces dernières années, qui ont placé la fiscalité française à l'avant dernier rang de l'OCDE en termes de progressivité ! Bayrou partage avec Sarko la même volonté d'abaisser fortement, jusqu'à les vider de leur contenu, l'impôt sur la fortune et l'impôt sur les successions, puisqu'il s'engage à exonérer de droits toutes les successions en ligne directe inférieure à 200000 euros. Cette quasi suppression des "droits de donation et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens" est une supercherie qui masque une mesure d'une injustice rarement atteinte : dans un pays où la moyenne des successions est de 55000 euros, ce dispositif a déjà exclu 80% des patrimoines transmis en ligne directe de toute imposition. La proposition de Bayrou ne profiterait donc qu'aux très riches (moins de 20% de la population) ! Elle priverait l'Etat de près de 5 milliards d'euros par an, soit l'équivalent de 700 écoles ou 900 crèches ! Clairement, au prétexte de favoriser le fruit du travail, Bayrou favorise les héritiers et les rentiers !

"L'autre chemin" de Bayrou, c'est un autre chemin vers la droite !

 

Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 07:34
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Il n'est pas nécessaire que je commente la lettre que vous trouverez ici et qui a été envoyée par Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et déjà candidat à l'élection présidentielle.

La police sarkozyste était en place. La France d'après, si elle est sarkozyste, me fait déjà peur.

Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 13:02
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Serge Grouard avait obtenu un bonnet d'âne au tout début de ce blog. Un an après, c'est Sarko, le candidat de tout ce qui n'est pas à gauche, qui en obtient deux.

Le premier lui a été remis aujourd'hui par l'association "Anticor", comme le rapporte Le Monde ce soir. L'association qui regroupe "des élus de toutes tendances politiques décidés à combattre la corruption et à réhabiliter la politique", n'a pas obtenu de réponse à son questionnaire de la part du candidat sortant, et a du constater qu'il est le seul à ne pas avoir publié son patrimoine. L'association a, par contre, remis 3 prix spéciaux avec mention à François Bayrou "mention démocratie", Dominique Voynet "mention transparence", et Ségolène Royal "mention éthique". Au moins, si vous ne savez pas pour qui voter, vous savez au moins pour qui ne pas voter !

Le second bonnet d'âne récompense ses propos sur la génétique. Toujours dans Le Monde de ce soir, voici l'échange de Sarko avec Michel Onfray, dans le journal Philosophie Magazine : "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."

Pas la peine de commenter... soit ce mec est ignare, soit ce mec est dangereux... De mon point de vue, il est les deux !

Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 20:56
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Ce ne serait pas très charitable de revenir sur les erreurs à répétition de la préfecture du Loiret dans la gestion des parrainages des candidats à l'élection présidentielle, j'en ai suffisamment parlé ici.

Mais il n'y a pas que l'élection présidentielle ! Il y a aussi les élections législatives. Et comme on dit à la préfecture, à chaque élection, son bug !

Les candidats aux élections ont besoin de connaître le nombre d'électeurs de leur circonscription, tout simplement pour pouvoir s'organiser. Ma candidate préférée a donc reçu la télécopie suivante, directement du service "Elections" de la Préfécture du Loiret :

Et là, surprise ! Les communes du Loiret ont connu une révolution démographique !

Sans connaître sur le bout des doigts la géographie humaine du département, il aurait été facile de voir qu'annoncer 12003 électeurs à St Benoit sur Loire n'avait pas plus de sens que 211 à St Jean de Braye.

Bon... c'est le petit mutin de St Florent qui sera content : 549 électeurs alors qu'il y a moins de 500 habitants !

Mais ce serait bien que les services préfectoraux mettent autant de zèle dans la préparation des élections, moments vitaux pour notre démocratie, qu'ils en mettent pour demander les expulsions de réfugiés !

Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 11:13
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"Frontière révolutionnaire", tel est le titre de l'éditorial de Thomas Doustaly dans le magazine Têtu d'avril, et c'est le constat qu'il fait concernant les positions de la droite et de la gauche sur l'égalité de droits des couples de même sexe.

Comme en 2002, "le magazine des gays et des lesbiennes" a interrogé les "grands" candidats à l'élection présidentielle, et publie trois longs entretiens avec François Bayrou, Ségolène Royal, et Nicolas Sarkozy.

Concernant l'ensemble de la société, l'éditorialiste constate qu'après le PACS, et contrairement aux prévisions de la droite, il n'y a pas eu "d'effondrement des valeurs, de la République, et de la civilisation". Il qualifie de "pas décisif franchi par Ségolène Royal" les propositions de la candidate socialiste, ce qui a obligé les candidats de droite (et du centre) à "gauchiser" leurs discours.

On ne trouve heureusement plus d'homophobie latente dans le discours, on ne trouve plus vraiment de volonté de discrimination, mais les deux candidats de droite (et du centre) restent dans un registre très conservateur en se positionnant très en retrait de la position de la candidate socialiste.

Le candidat-sortant de l'UMP admet une évolution du PACS, sous le nom d'union civile, mais qui n'aura pour différence fondamentale que d'être célébrée à la mairie et d'entrainer une égalité avec les couples mariés que d'un point de vue économique. Comme si les droits des couples de même sexe se limitaient au sujet économique ! Pas question donc pour le candidat-sortant  d'accepter le mariage entre deux hommes ou entre deux femmes, car il n'accepte toujours pas l'égalité "symbolique" avec les couples hétérosexuels : "Je pourrais, moi aussi, m'amuser et m'interroger : est-ce que c'est respecter la différence que de demander aux hétérosexuels de partager le même cadre juridique que les homosexuels". Sur le sujet de l'adoption, pas non plus d'égalité pour Sarko "C'est un pas que je ne veux pas franchir". Il accepte simplement (et heureusement !) un statut de beau-parent !

Concernant François Bayrou, l'autre candidat de droite (et du centre), pas de grande différence avec son compère de l'UMP. Il bloque toujours sur l'égalité, en déguisant cela dans une "nécessité de compréhension" au moins spécieuse, si ce n'est discriminatoire : "Je milite pour qu'il y ait un mouvement de compréhension de la société à l'égard des revendications que vous exprimez. Et je trouve qu'il faut, de votre part, un mouvement de compréhension réciproque. [...] Comprenez aussi ceux qui sont sur l'autre rive". Cette dernière phrase est terrifiante et montre l'extrême conservatisme du candidat de l'UDF: les homos et les hétéros sont pour lui sur deux rives différentes ! Rejet aussi de l'adoption par un couple de même sexe: le candidat Bayrou accepte l'adoption simple qui n'est rien d'autre qu'un statut de beau-parent, comme chez son compère de droite.

La conclusion de Thomas Doustaly est claire : "Comme le candidat de l'UMP, [François Bayrou] n'a pas changé de philosophie politique concernant les droits des gays et des lesbiennes. Conservateur sur les questions familiales, François Bayrou n'est ni plus ni moins centriste que le candidat de l'UMP sur ce point. Ni plus ni moins à droite. Son centre introuvable est clairement de l'autre côté de la frontière révolutionnaire définitivement franchie par la gauche et par Ségolène Royal."

Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 04:40
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L'association AIDES a fait une campagne d'affiches avec les portraits de tous les candidats (sauf l'extrême droite) avec le même slogan "Voteriez-vous pour moi si j'étais séropositif ?"

En raison d'un silence total du candidat-sortant sur les questions liées au SIDA aux Antilles, AIDES vient de publier un nouveau communiqué, avec une nouvelle affiche :

Nicolas Sarkozy doit réagir face à l’épidémie de sida aux Antilles !

Lors de son déplacement aux Antilles, du 21 au 23 mars, M. Sarkozy ne doit pas passer à côté de l’ampleur de l’épidémie VIH/sida en Martinique et en Guadeloupe.

Dans une lette adressée au candidat le 13 mars dernier, M. Christian Saout, Président de AIDES, rappelle que les départements français d’Amérique (DFA) sont les départements français les plus touchés par l’épidémie de VIH/sida. Le nombre de nouveaux cas de sida rapportés à la population y est près de six fois plus élevé qu’en métropole : en 2003/2004, 20 cas pour 100 000 habitants en Guadeloupe et 13 pour 100 000 en Martinique contre 4 en métropole (Chiffres ANRS). Le taux moyen de découvertes de séropositivité VIH notifiées en 2005 dans les DFA est cinq fois plus élevé qu’en France hexagonale. (Chiffres InVs)

L’épidémie de VIH/sida touche surtout les personnes les plus précarisées de la population. A la fracture sociale s’ajoute donc la fracture sanitaire. Le candidat Nicolas Sarkozy doit prendre en compte l’importance de l’épidémie et s’engager sur les moyens nécessaires à la lutte contre l’épidémie de VIH/sida dans les DFA.

Début février, AIDES avait adressé ses attentes aux principaux candidats à la présidentielle (extrême droite exceptée) et sollicité des rendez-vous pour en discuter. AIDES déplore que M. Nicolas Sarkozy soit le seul des candidats qui n’ait ni accepté de recevoir M. Christian Saout, ni répondu aux questions posées par l’association.

Lorsque nous les avions informé de l’utilisation du portrait de M. Sarkozy dans notre campagne ‘Voteriez-vous pour moi si j’étais séropositif(ve) ?’, l’équipe de M. Sarkozy nous avait fait part de « tout l'intérêt qu’ [ils portaient] à la lutte contre les discriminations ». Cependant, à l’heure actuelle, nous sommes navrés de constater que l’intérêt de M. Nicolas Sarkozy sur les questions liées au VIH/sida se borne à sa participation à cet événement médiatique.

illustration :(c) AIDES

 

Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 20:34
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Ce seront les deux moments forts de la campagne dans le Loiret :

François HOLLANDE

sera en meeting ce soir,

mardi 27 mars à 20h30,

à la salle des fêtes de St Jean de la Ruelle, rue Bernard Million.
(traduction en LSF assurée)

 Ségolène ROYAL

 participera à une rencontre populaire,

mercredi 28 mars à 14h,

dans le gymnase du Lycée Maréchal Leclerc, avenue Georges Clemenceau,
à St Jean de la Ruelle.

Ces deux événements sont évidemment ouverts à tous !

Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 06:30
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L'auteur

 

Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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