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L'économie, l'emploi, et le social

pomona-acacias.jpg C'est assez incroyable, mais actuellement, c'est la peur qu'ont ces deux associations : être expulsées des locaux qu'elles occupent, dans les bâtiments "Pomona", dans le quartier des Acacias.

Sans doute ne le seront-elles pas. On voit mal les autorités décider d'une expulsion manu-militari, mais tout cela est le résultat d'une gestion scandaleuse de ce dossier.

Je rappelle la situation, déjà décrite ici il y a un an jour pour jour :

Les Restos du Coeur, la Croix-Rouge, et le Secours Populaire ont été installés par la ville, il y a une dizaine d'années, dans les locaux précédemment occupés par la société Pomona, et qui sont propriété de Réseaux Ferrés de France (RFF), société propriété de l'Etat.

Ces bâtiments conviennent particulièrement bien à l'activité de ces associations qui y trouvent suffisamment d'espace pour l'ensemble de leurs activité. Le site, situé dans le quartier des Acacias, tout près de la RN 20 et de la station de tramway Libération, est en outre très accessible, à la fois pour les camions de livraison et pour les bénéficiaires des associations.

Il ne faut pas oublier que les Restos nourrissent 4000 personnes, rien qu'à Orléans, en distribuant, de décembre à mars plus de 200 000 repas ! La municipalité le sait bien, puisqu'elle y envoie, via le Centre Communal d'Action Sociale, de nombreux bénéficiaires. Ils organisent en outre beaucoup d'activités d'insertion, indispensables pour de nombreuses familles.
La Croix-Rouge a, au même endroit, la plupart de ses activités de formation de secouristes, et y stocke ses ambulances "prêtes à partir".

Pourtant, depuis plus d'un an, on sait que ces bâtiments doivent être mis aux nouvelles normes. Et le budget n'est pas mince : 500 000 euros.

La ville, qui louait les bâtiments à RFF pour les associations, ne veut pas faire les travaux, considérant qu'elle n'a pas à aménager des bâtiments ne lui appartenant pas.
Elle a donc proposé aux associations de les reloger.

Vraix-fausses propositions ? En tout cas, celles-ci ne correspondent pas du tout aux besoins des associations !

La ville a, pour la Croix-Rouge, trouvé une solution pour les bureaux... mais pas pour les ambulances, qui, pourtant, doivent être stockées d'une manière bien particulière "armées", c'est à dire prêtes à partir. En plus, les locaux proposés sont en zone inondable, alors qu'en cas d'inondation, la Croix-Rouge sera mobilisée... mobilisée mais évacuée... un comble !

Pour les Restos du Coeur, la ville a proposé des locaux dans l'ex-collège Etienne-Dolet. Pour quoi faire ? On ne sait pas bien, car les camions des Restos ne pourront y accéder, et la zone de stockage proposée est 6 fois trop petite ! La nouvelle proposition est que le stock reste temporairement à Pomona, mais que les personnes partent à Etienne-Dolet, alors que ces personnes s'occupent aussi... des stocks !

Et pourtant, cela fait, je l'ai rappelé, des mois et des mois qu'on connait la situation.

Pire, Micheline Prahecq, conseillère municipale socialiste, a révélé en Conseil Municipal, un courrier du Directeur de RFF qui dit que « dès l’origine,  nous avons proposé différentes solutions qui auraient pu permettre au site de conserver sa vocation sociale. Celles-ci n’ont pas abouti ». 
A quel jeu joue la mairie ? Pourquoi faut-il absolument tout faire pour virer ces associations ? Pourquoi fait-elle croire à une association que l'autre à accepter de partir, simplement pour jouer la division ? Quelle destination, la majorité municipale compte-t-elle donner à ces locaux ? Qu'en est-il du projet immobilier dont on parle pour le site Pomona ?

500 000 euros auraient permis de mettre ces locaux aux normes, pour plusieurs dizaines d'années. Certes, c'est une somme... 
- Une somme allégrement dépensée, rien que pour les fêtes Jeanne d'Arc de cette année.
- C'est aussi un tiers du budget du Festival de Loire
- et c'est encore la moitié du coût de l'Inexplosible
et on peut multiplier les exemples...

Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 04:29
- Publié dans : L'économie, l'emploi, et le social
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A l'heure où l'Etat fait tout pour anéantir le système public de santé au profit des grands groupes privés de santé, filiales des grands groupes de presse-armement-bâtiment;

A l'heure où l'Etat fait tout pour casser la sécu au profit des grands groupes privés d'assurance, filiales des mêmes grans groupes de presse-armement-bâtiment;

Des internes du Centre Hospitalier Universitaire d'Amiens s'inquiètent du sort de la médecine rurale...

A voir absolument (merci à Fansolo pour l'info !)


Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 13:48
- Publié dans : L'économie, l'emploi, et le social
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flan.jpg On m'a encouragé à écrire un article avec ce titre... voila c'est fait...

Il y a dans le centre-ville d'Orléans, une boulangerie-patisserie qui fait du flan. Du vrai, pas de la poudre. Il est bon, et les parts sont copieuses.

Il avait, jusqu'en juin, un autre gros avantage : son prix ! C'était sans doute le plus bas d'Orléans : 90 centimes !

Début juillet, la part est passé à 1€. Pas dramatique, il arrive que les prix augmentent...

Mais maintenant, la part est passée à 1,20€ ! Soit plus de 30% d'augmentation en quelques mois.

Même si, je le sais bien, cela n'est représentatif de rien, on est, là, très éloigné de l'indice officiel qui indique que les prix ont augmenté de 15,03% en 9 ans !

Cet exemple de consommation "de plaisir" dans un quartier "Bo-bo" n'en est pas moins symptomatique du problème de l'indice des prix : la plupart des consommateurs n'a pas confiance dans ce chiffre. On sait que tout le monde ne consomme pas de la même façon, et qu'un seul chiffre de l'inflation ne rime donc à rien. Il est urgent de suivre l'inflation pour différents profils de consommateurs, différents "paniers de la ménagère", et d'adapter, en fonction du résultat, les prestations et les aides sociales.

Car pour le moment, pour les ménages aux revenus les plus faibles, ou les retraités aux plus petites retraites, le pouvoir d'achat baisse dramatiquement.
Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 06:48
- Publié dans : L'économie, l'emploi, et le social
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ville-handicapee.jpg Quatre drapeaux place du martroi et deux chapiteaux ne font pas une politique pour les personnes en situation de handicap.

J'ai souvent dit ici que les projets de la ville et de l'AgglO ne sont pas étudiés pour rendre la vie plus simple aux personnes handicapées. Je rappelle que :
- la gare sera accessible mais pas tous les quais : personnes handicapées, vous pourrez visiter la gare, mais pas prendre le train de manière autonome !
- la ZAC Coligny, ex-îlot de la Râpe n'est pas accessible, ou à condition de faire la queue devant un monte-charge !
- l'Inexplosible, le si cher bijou que Charles-Eric a offert à Serge (ou l'inverse, je ne sais plus) n'est pas, et ne sera pas rapidement, accessible aux fauteuils roulants !
- et quand on fait un bout de trottoir, on peut carrément oublier de le rendre accessible à tous ! Il faut ensuite bricoler...

Et je ne parle là que de "nouveaux projets" dont il serait simple d'assurer, dès la conception et jusqu'à la mise en service, l'accessibilité pour tous.

Je dois aussi ajouter les dernières "nouveautés" :
- le 108 rue de Bourgogne, nouvel espace culturel, ne sera pas accessible dans sa totalité "pour des raisons de coût"
- si les nouveaux bus sont majoritairement accessibles, l'agglo ne va pas rendre les quais accessibles sur toutes les lignes : pour le moment, c'est la ligne 4, mais seulement sur certains quais ! Les personnes handicapées devront donc se limiter dans leur choix de destination !
- les annonces sonores dans le tramway se font de plus en plus rares : pourquoi ? Les personnes non-voyantes les appréciaient !

Et malgré tout cela, la ville s'affiche...
Mais pas partout. En effet à la table ronde organisée sur le thème "Culture et Handicap", aucun élu de la droite orléanaise n'était là ! Sans doute que le sujet n'avait que peu d'intérêt... ou qu'il n'y avait pas assez de médias !
Et le petit film passé lors de cette table ronde n'était même pas soustitré...

Sur le handicap, Orléans est une ville handicapée !
Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /Oct /2007 11:59
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inexplosible.jpg Que pensez de l'inexplosible ? Du bien, naturellement... C'est joli dans le paysage, et ça permet de boire un verre sur les bords de Loire. De là à justifier une dépense de plus d'un million d'euros, financée par nos impôts, je n'irai pas jusque là. Mais bon, l'inexplosible est là...

Si l'inexplosible est un lieu public, financé par des fonds publics, il est naturel qu'il soit accessible à tous.

Du point de vue du coût des boissons "à bord", les prix sont conformes aux prix orléanais. Rien à redire.

Mais ce petit bijou (bijou, vu le prix) présente tout de même un énorme défaut : il n'est pas accessible aux personnes handicapées !

Alors que la mairie va nous rebattre les oreilles de toutes ces actions pour les personnes en situation de handicap - la semaine du handicap commence mercredi - elle a mis en route, avec l'AgglO, un établissement non accessible !

Pourtant, les équipements permettant de franchir les deux escaliers sont là ! Mais ils n'ont quasiment jamais fonctionné ! D'ailleurs il semble que l'entreprise chargée de l'installation soit en train de mettre la clef sous la porte !

Même si on peut sans doute compter sur le personnel de bord pour aider tout client handicapé, il est indispensable que l'AgglO se bouge un peu... 

Allez Serge, allez Charles-Eric, un effort pour la semaine du handicap !

photo CDG
Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 19:18
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pasteur-creche.jpg On pourrait croire que Serge Grouard a lu l'article de Côté Boulevard : il a retiré le panneau avec le gros bébé qui trônait au milieu de l'avenue de Paris. En fait, il n'en est rien, c'est simplement parce que la loi impose qu'à partir du 1er septembre la communication municipale se fasse beaucoup plus discrète.
Du coup, il risque de ne plus se passer grand chose concernant la petite enfance.

En effet, on apprend cette semaine, dans la République du Centre, que la crèche "Pasteur" en cours de construction n'ouvrira en fait, que pour accueillir les enfants de la crèche des Chats ferrés qui, elle, fermera pour travaux. Et encore tous ne seront pas accueillis sur place, car l'équipement en construction sera plus petit que celle du centre ville. C'est ce que la Rep appelle le "jeu de chaises musicales dans les crèches".

On pensait que cet équipement serait un "plus" pour le quartier, dont la population augmente, avec l'arrivée de familles dans la ZAC Coligny. Il faut donc se détromper ! Il n'y aura que 60 places de crèche dans ce si grand bâtiment, construit à la place de ce qui était précédemment la médecine du travail.

La crèche parentale située place Dunois a déménagé pour le quartier St-Marceau, la crèche Pasteur est déjà saturée, les enfants du quartier ne sont pas prêts à être accueillis !

Les autres non plus d'ailleurs, puisque le service "Petite enfance" annonce déjà que 150 demandes resteront sans réponse !

Qui a parlé de "La ville pour les enfants" ?

photo CDG

Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 12:05
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biscuiterie.jpg La Bretagne est le pays des gâteaux en tous genres : galettes ou palets au beurre, kouign-aman, far, sans compter les crèpes et les galettes. Chaque ville, chaque village y va de sa spécialité, de sa recette particulière, et les biscuiteries fleurissent, de la plus artisanale, à la plus industrielle.

La petite ville proche de mon lieu de villégiature ne coupe pas à la tradition. Une biscuiterie y a été créée, cultivant à la fois la tradition et un sens certain du marketing.
La boutique de cette biscuiterie, en plein centre ville, est aussi grande qu'un supermarché, et si on prépare devant vous le kouign-aman, vous avez quand même intérêt à regarder les étiquettes de ce que vous achetez.

Je ne parle pas des souvenirs de toutes sortes : cela fait belle lurette que tous les objets pour touristes sont fabriqués en Chine ou en Inde; on le sait, mais on achète quand même un ou deux attrape-nigaud, histoire de faire marcher le commerce international.

Les étiquettes que je vous encourage à regarder sont celles des boites de gâteaux. De jolies boites jaunes bien étiquetées du nom de la biscuiterie et donc de la ville dans laquelle vous êtes. Avec un joli décor breton, tout cela sent bon la tradition bretonne.
Mais si vous retournez la boite, vous constatez, simplement par la mention "EMB 41xxx" que ces gâteaux sont fabriqués dans le Loir et Cher, dans une célèbre biscuiterie industrielle connue à Orléans pour ses gâteaux "de Chambord" !

Je ne mets pas en cause la qualité de ces gâteaux : ils sont aussi bons à Orléans qu'en Bretagne, d'ailleurs ce sont exactement les mêmes. Mais je mets en cause l'honnêteté de cette biscuiterie qui fait passer pour de la production locale ce qui est fait à 500km.

Les champions de la liberté du commerce feraient bien de ne pas sombrer dans la liberté de couillonner le touriste : le respect existe, et les citoyens-touristes y ont droit, eux aussi !

photo CDG
Samedi 11 août 2007 6 11 /08 /Août /2007 12:44
- Publié dans : L'économie, l'emploi, et le social
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loctudy-mer.jpg Merci à ceux des commentateurs qui approuvent les vacances de Cynique 1er, invité par de richissimes amis, évidemment sans aucune contrepartie; cela m'a donné l'idée de leur raconter comment je finance mes vacances.

Tout d'abord, j'ai des congés payés... Et les congés sont évidemment financés par la collectivité, au même titre que les autres avantages sociaux, même si les chefs d'entreprise ont l'impression d'être les seuls à les financer. Les congés ont un coût pour les entreprises, c'est évident, et en bons gestionnaires, les patrons répercutent ce coût sur les prix de leurs produits. C'est donc bien l'ensemble de la collectivité qui participe au paiement des congés payés. Et sans vouloir faire un cours d'histoire, on se souvient que c'est le Front populaire qui institua les 2 premières semaines en 1936, le gouvernement Guy Mollet après guerre qui ajouta la 3ème semaine, les manifestations de 1968 et la force de la CGT de Renault qui permit d'avoir la 4ème semaine, et Mitterrand et Mauroy qui créèrent la 5ème semaine. Mais en 20 ans de travail salarié, je n'ai jamais vu aucun de mes collègues refuser ses congés au prétexte qu'ils étaient une mauvaise idée de la gauche.

Pour ce qui est du transport, je suis allé jusqu'à Quimper en train, en profitant d'un billet "Congé payé", ce qui m'a permis de ne payer que 75% du prix normal.
Merci à tous les contribuables de s'être cotisés pour payer la différence, soit 40 euros. Et merci encore au gouvernement du front populaire d'y avoir pensé, en même temps qu'aux congés payés !

A côté de Quimper, j'ai été hébergé par des amis (moi aussi, j'en ai !) l'hébergement ne m'aura donc rien coûté, ni à moi, ni à vous, chers contribuables.
Et ces amis ont eu la gentillesse de venir me chercher à la gare de Quimper : j'aurai pu bénéficier du trajet à 2 euros, qui existe dans le Finistère comme dans le Loiret, pour aller jusqu'à Loctudy où se trouvait "ma" maison de vacances. Et si j'avais utilisé ces trajets à 2 euros, j'aurais dû remercier les contribuables finistériens.

Sur place, j'ai eu la chance d'être dans une commune très agréable : plage nettoyée tous les jours, rues balayées fréquemment, bureau de poste ayant résisté à la suppression des services publics. Et tout cela grâce aux impôts des gens du coin, dont j'ai affreusement profités.

Même les installations portuaires, en cours de rénovation, ont été payées par vos impots, et même par ceux des européens !

Lors de la balade à la pointe du Raz, il a fallu payer le parking : 6 euros pour la journée. C'est officiellement pour permettre l'entretien du site, mais on sait bien qu'il a fallu plus de 20 ans d'investissements aux collectivités locales pour remettre en état un site dont la végétation avait disparu, et qui avait été trop bétonné. Et ces investissements sont sans commune mesure avec les 6 euros payés par chaque voiture. Merci donc aux finances publiques, locales et nationales, d'avoir permis de faire revivre ce site.

A l'heure où j'écris ces lignes, je suis dans le train du retour, une rame du TER "Bretagne", plus confortable qu'un TGV, mais, il est vrai, plus lent. J'ai même une prise de courant pour brancher mon ordinateur !
Les régions que je traverse, la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre, ont tous fait des efforts à la fois pour la qualité de leurs trains, et la rénovation des gares, et prélever des impôts pour cela. Il serait bon que les autres intervenants (SNCF et RFF) en fassent autant : pour rendre les quais de la future gare d'Orléans accessibles aux personnes handicapées, par exemple.

En fait, je n'ai aucune idée de ce que les contribuables auront payé pour mes vacances, mais assurément, la collectivité a participé à mes vacances, comme aux votres si vous avez pu en prendre.

D'ailleurs j''aime assez l'idée de ce pays, où l'action publique existe encore, où les solidarités existent encore, grâce à l'investissement public, à la redistribution, et donc grâce à l'impôt.

Et je ne me vanterai pas, moi, que mes vacances n'aient rien coûté aux contribuables.

Car tout coûte toujours quelque chose : la France paiera cher aux richissimes amis de Cynique 1er ses couteuses vacances.

photos CDG
Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 12:23
- Publié dans : L'économie, l'emploi, et le social
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dimanche-repos-dominical.jpg Il n'est pas courant de voir à la fois des fédérations syndicales et des fédérations patronales militer dans le même sens. C'est pourtant le cas pour la campagne dont j'ai vu l'affiche sur la porte d'un magasin du centre ville.

Cette affiche, imprimée à 55000 exemplaires a été envoyée aux commerçants du secteur de l'habillement et de l'équipement de la personne pour promouvoir le repos dominical.

Sur le site www.reposdominical.com vous trouverez la liste des participants (5 centrales syndicales et 3 syndicats patronaux) et la liste complète des autres organisations qui soutiennent la campagne.

Et un argumentaire bien fourni :

C'est un choix de société !
Le dimanche non travaillé doit être protégé. La loi nous permet déjà d'ouvrir 5 dimanches dans l'année pour des événements comme les soldes.
Aller plus loin est inutile !
Il existe des enjeux à la fois sociaux, économiques et culturels.

La vérité sociale :

La perte d'emplois à terme et l'accroissement de l'emploi précaire : L'étalement du chiffre d'affaires du lundi au dimanche ne permettra pas de créer des emplois.

Seule la masse salariale augmentera. Les prévisions du ministère du Travail montrent que l'ouverture de tous les commerces 7 jours sur 7 se traduira par une perte de 30 000 emplois dans les deux premières années.

L'inévitable désorganisation de la gestion du personnel dans nos boutiques : La plupart de nos magasins compte en moyenne de 2 salariés ce qui rend impossible un roulement dans l'entreprise sur 7 jours.

L'emploi occasionnel du dimanche, c'est un personnel qui n'est pas formé aux métiers de la vente, pas motivé et en perpétuel renouvellement.

Le volontariat « forcé » des salariés... et des employeurs : Le volontariat n'est pas une notion objective dans le cadre d'une relation de subordination entre employeur et salarié.

Si l'emploi de salariés le dimanche devient une règle générale, il n'y aura plus lieu de distinguer le dimanche des autres jours de la semaine. Pour l'employeur et ses salariés, obligés de travailler ce jour-là, c'est du « perdant/perdant » !

La vérité économique :

La certitude d’une augmentation des prix : La généralisation de la commercialisation des produits 7 jours sur 7 entraînera pour les consommateurs un surcoût quasi immédiat chiffré à 3 % minimum, qui s'explique par une hausse des charges de l'entreprise d'environ 19 %.

Le transfert de l'acte d'achat de la semaine vers le dimanche n'augmente pas les ventes : Parce que le pouvoir d'achat du consommateur n'est pas extensible, les parts de marché prises le dimanche se traduiront par une diminution de la rentabilité des jours de semaine.

La fragilisation de l'équilibre économique : Ouvrir tous les dimanches est humainement impossible pour plus de la moitié des commerces indépendants. Cette impossibilité engendrera un déplacement des parts de marché et un déséquilibre économique.

La vérité sur un choix de société :

La remise en cause de la vie familiale, personnelle, culturelle et associative…

Le dimanche est le seul jour de repos où chacun peut être libre de penser à soi, d'être en famille, avec ses amis…. Il est notre dénominateur commun indispensable à l'équilibre social et un temps de pause.

Au niveau européen et international, de nombreux textes consacrent le droit au respect de la vie privée et familiale, et le repos dominical avec pour principe la fermeture des commerces le dimanche, assortie d'aménagements comme en France.

Les répercussions sur l’ensemble des secteurs d’activité : Vouloir que plus de deux millions de personnes travaillent le dimanche impose de tenir compte des nouveaux besoins qui seront induits par ce changement.
Il faudra penser aux crèches, aux restaurants d'entreprises, aux banques, aux administrations et bien d'autres activités qui devront ouvrir par « effet domino »…

Les risques d’une désertification des centres-villes : Les commerces de centres-villes et de villages, dans une large proportion, n'ouvriront pas les dimanches. L'ouverture le dimanche des grands distributeurs situés en périphérie entraînera un déplacement de la population hors de la ville et renforcera le risque de voir des villes dortoirs insécurisées.

La vérité chiffrée :

UN CHOIX DE SOCIETE PARTAGE PAR LES SALARIES
(Sondage BVA - extrait, "Les français et le travail le dimanche", juillet 2006)

• C’est un OUI en faveur du dimanche comme jour commun pour la vie familiale, personnelle, culturelle et associative, pour :

• près de 90%, entre 25 et 50 ans (85% après 60 ans)
• près de 87%, hommes et femmes
• plus de 90% pour les cadres et les employés
• près de 90% pour le secteur public (86% pour le privé)
• plus de 80% des franciliens et près de 95% pour les méditerranéens
• près de 90% des salariés percevant – de 1500 € / mois

• C’est un NON des salariés en activité contre toute activité professionnelle le dimanche pour :

• plus de 75%, entre 25 et 50 ans
• plus de 80%, entre 50 et 60 ans
• plus de 80% pour les ouvriers
• environ 75% du secteur public et privé
• près de 70% des franciliens
• plus de 75% pour les salariés percevant – de 1500 € / mois

UN CHOIX DE SOCIETE PARTAGE PAR LES ENTREPRISES
(Enquête Cgpme - extrait, "Ouverture dominicale des commerces", décembre 2006) :

• 90% des commerçants souhaitent que le repos hebdomadaire reste dominical.
Ce taux est de 94% pour les commerces non alimentaires et de 96% dans l’équipement de la personne.

• 80% souhaitent le maintien des 5 autorisations d’ouverture collective données par le maire.
Cet engouement pour les autorisations municipales trouve son origine dans le caractère exceptionnel de ces ouvertures dominicales qui, à ce titre, sont génératrices d’une hausse de chiffre d’affaires.

• 58% considèrent que le nombre de 5 autorisations suffit et 27% souhaitent le voir réduit.

• 79% estiment que, s’ils devaient ouvrir leur commerce le dimanche, leur activité ne leur permettrait pas de remplacer les membres de leur personnel.
Le commerce de proximité se place sur le créneau de la qualité et du conseil. De fait, le personnel est généralement plus qualifié et tout remplacement nécessite une formation ad hoc du nouveau salarié.

• Quant à l’approvisionnement des magasins, 71% considèrent que les transporteurs routiers devraient, dans se cas, circuler le dimanche.

 

Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 12:04
- Publié dans : L'économie, l'emploi, et le social
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artistic.jpg Oh, vous allez me dire, ça ne va pas loin... ça fait des années que l'emplacement de l'ex-cinéma Artistic est vide, et qu'il est en vente !

Ce qui est nouveau, c'est que, soit le vendeur a changé, soit qu'il a changé le calicot qui orne la façade et qui propose de lui téléphoner...

Je n'en dirai pas plus, je sais que le lamentable Fansolo veille sur ce sujet qui le passionne ! Mais c'est vraiment désolant qu'on ne réussisse pas à implanter quelque chose à cet endroit si central !

photo CDG
Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /Juil /2007 17:56
- Publié dans : L'économie, l'emploi, et le social
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L'auteur

 

Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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