Heureusement, la loi de 1978 sur l'informatique et les libertés nous assure encore un minimum de protection. Et ce, malgré le manque de moyens criant dont se plaint le Président même de la CNIL.
Pourtant, il ne se passe pas de mois, voire de semaine, sans qu'on découvre un nouveau fichage "bizarre".
Aujourd'hui, c'est le fichage qui est opéré dans un foyer pour personnes âgées situé dans notre agglomération qui m'interroge.
Les raisons du fichage ? "De nouvelles directives" dont on ignore tout et qui permettent ainsi à chacun de ne pas se sentir responsable de ce qui se passe. D'ailleurs la signataire de la demande envoyée à tous les résidents de l'établissement le précise : "nous obligent à vous demander"... Du fumeux, irresponsable, donc.
Et que demande-t-on ? Des informations sur les revenus des personnes, ce qui peut se comprendre par un juste calcul du loyer. Les personnes à prévenir en cas de problème; là encore, rien à redire.
Mais là, où ça se corse, c'est quand on demande aux résidents de ce foyer-logement la liste de leurs hospitalisations ! Qui va en prendre connaissance ? Un médecin ? Pour quoi faire ? Silence radio, la transparence n'est sans doute pas nécessaire ?
Et le pire est à venir. On demande à chacune de ces personnes son CV ! La liste des "différentes professions exercées au cours de votre vie" ! Rien que ça ! Et là encore, sans aucune explication.
Au nom de l'efficacité, de la précision, sans doute sans mauvaise intention, on en oublie une simple chose : le respect de la vie privée. Le passé des résidents d'un foyer-logement ne regarde personne. Et ce ne sont pas ces "nouvelles directives" qui y changeront quelque chose !
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Juste quelques
mots pour dire à ceux qui suivent
On l'a découvert quand
Mourad Guichard a publié dans
La bande à Sarko a donné
des instructions, et ses sbires locaux, chacun dans sa toute petite responsabilité, exécutent les ordres. Du coup, les expulsions se multiplient.
Mourad H.
est lycéen au Lycée Professionnel de Château-Blanc de Châlette sur Loing.
Je ne comprenais pas pourquoi Amilton n'avait pas de papiers... La préfecture ne donne pas non plus de raisons pour expliquer qu'elle vient de lui en donner,
après que le refus lui ait été signifié deux fois, et que deux arrêtés d'expulsion aient été signés contre lui.
Christophe Desportes-Guilloux (CDG)



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