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Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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Orléansphère

25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 12:04

dimanche-repos-dominical.jpgIl n'est pas courant de voir à la fois des fédérations syndicales et des fédérations patronales militer dans le même sens. C'est pourtant le cas pour la campagne dont j'ai vu l'affiche sur la porte d'un magasin du centre ville.

Cette affiche, imprimée à 55000 exemplaires a été envoyée aux commerçants du secteur de l'habillement et de l'équipement de la personne pour promouvoir le repos dominical.

Sur le site www.reposdominical.com vous trouverez la liste des participants (5 centrales syndicales et 3 syndicats patronaux) et la liste complète des autres organisations qui soutiennent la campagne.

Et un argumentaire bien fourni :

C'est un choix de société !
Le dimanche non travaillé doit être protégé. La loi nous permet déjà d'ouvrir 5 dimanches dans l'année pour des événements comme les soldes.
Aller plus loin est inutile !
Il existe des enjeux à la fois sociaux, économiques et culturels.

La vérité sociale :

La perte d'emplois à terme et l'accroissement de l'emploi précaire : L'étalement du chiffre d'affaires du lundi au dimanche ne permettra pas de créer des emplois.

Seule la masse salariale augmentera. Les prévisions du ministère du Travail montrent que l'ouverture de tous les commerces 7 jours sur 7 se traduira par une perte de 30 000 emplois dans les deux premières années.

L'inévitable désorganisation de la gestion du personnel dans nos boutiques : La plupart de nos magasins compte en moyenne de 2 salariés ce qui rend impossible un roulement dans l'entreprise sur 7 jours.

L'emploi occasionnel du dimanche, c'est un personnel qui n'est pas formé aux métiers de la vente, pas motivé et en perpétuel renouvellement.

Le volontariat « forcé » des salariés... et des employeurs : Le volontariat n'est pas une notion objective dans le cadre d'une relation de subordination entre employeur et salarié.

Si l'emploi de salariés le dimanche devient une règle générale, il n'y aura plus lieu de distinguer le dimanche des autres jours de la semaine. Pour l'employeur et ses salariés, obligés de travailler ce jour-là, c'est du « perdant/perdant » !

La vérité économique :

La certitude d’une augmentation des prix : La généralisation de la commercialisation des produits 7 jours sur 7 entraînera pour les consommateurs un surcoût quasi immédiat chiffré à 3 % minimum, qui s'explique par une hausse des charges de l'entreprise d'environ 19 %.

Le transfert de l'acte d'achat de la semaine vers le dimanche n'augmente pas les ventes : Parce que le pouvoir d'achat du consommateur n'est pas extensible, les parts de marché prises le dimanche se traduiront par une diminution de la rentabilité des jours de semaine.

La fragilisation de l'équilibre économique : Ouvrir tous les dimanches est humainement impossible pour plus de la moitié des commerces indépendants. Cette impossibilité engendrera un déplacement des parts de marché et un déséquilibre économique.

La vérité sur un choix de société :

La remise en cause de la vie familiale, personnelle, culturelle et associative…

Le dimanche est le seul jour de repos où chacun peut être libre de penser à soi, d'être en famille, avec ses amis…. Il est notre dénominateur commun indispensable à l'équilibre social et un temps de pause.

Au niveau européen et international, de nombreux textes consacrent le droit au respect de la vie privée et familiale, et le repos dominical avec pour principe la fermeture des commerces le dimanche, assortie d'aménagements comme en France.

Les répercussions sur l’ensemble des secteurs d’activité : Vouloir que plus de deux millions de personnes travaillent le dimanche impose de tenir compte des nouveaux besoins qui seront induits par ce changement.
Il faudra penser aux crèches, aux restaurants d'entreprises, aux banques, aux administrations et bien d'autres activités qui devront ouvrir par « effet domino »…

Les risques d’une désertification des centres-villes : Les commerces de centres-villes et de villages, dans une large proportion, n'ouvriront pas les dimanches. L'ouverture le dimanche des grands distributeurs situés en périphérie entraînera un déplacement de la population hors de la ville et renforcera le risque de voir des villes dortoirs insécurisées.

La vérité chiffrée :

UN CHOIX DE SOCIETE PARTAGE PAR LES SALARIES
(Sondage BVA - extrait, "Les français et le travail le dimanche", juillet 2006)

• C’est un OUI en faveur du dimanche comme jour commun pour la vie familiale, personnelle, culturelle et associative, pour :

• près de 90%, entre 25 et 50 ans (85% après 60 ans)
• près de 87%, hommes et femmes
• plus de 90% pour les cadres et les employés
• près de 90% pour le secteur public (86% pour le privé)
• plus de 80% des franciliens et près de 95% pour les méditerranéens
• près de 90% des salariés percevant – de 1500 € / mois

• C’est un NON des salariés en activité contre toute activité professionnelle le dimanche pour :

• plus de 75%, entre 25 et 50 ans
• plus de 80%, entre 50 et 60 ans
• plus de 80% pour les ouvriers
• environ 75% du secteur public et privé
• près de 70% des franciliens
• plus de 75% pour les salariés percevant – de 1500 € / mois

UN CHOIX DE SOCIETE PARTAGE PAR LES ENTREPRISES
(Enquête Cgpme - extrait, "Ouverture dominicale des commerces", décembre 2006) :

• 90% des commerçants souhaitent que le repos hebdomadaire reste dominical.
Ce taux est de 94% pour les commerces non alimentaires et de 96% dans l’équipement de la personne.

• 80% souhaitent le maintien des 5 autorisations d’ouverture collective données par le maire.
Cet engouement pour les autorisations municipales trouve son origine dans le caractère exceptionnel de ces ouvertures dominicales qui, à ce titre, sont génératrices d’une hausse de chiffre d’affaires.

• 58% considèrent que le nombre de 5 autorisations suffit et 27% souhaitent le voir réduit.

• 79% estiment que, s’ils devaient ouvrir leur commerce le dimanche, leur activité ne leur permettrait pas de remplacer les membres de leur personnel.
Le commerce de proximité se place sur le créneau de la qualité et du conseil. De fait, le personnel est généralement plus qualifié et tout remplacement nécessite une formation ad hoc du nouveau salarié.

• Quant à l’approvisionnement des magasins, 71% considèrent que les transporteurs routiers devraient, dans se cas, circuler le dimanche.

 

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BCT 25/07/2007 14:18

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