Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'auteur

 

Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

M'écrire

Il y a    personne(s) sur monorleans.com

Recherche

Mes videos

Archives

Orléansphère

10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 12:23

loctudy-mer.jpgMerci à ceux des commentateurs qui approuvent les vacances de Cynique 1er, invité par de richissimes amis, évidemment sans aucune contrepartie; cela m'a donné l'idée de leur raconter comment je finance mes vacances.

Tout d'abord, j'ai des congés payés... Et les congés sont évidemment financés par la collectivité, au même titre que les autres avantages sociaux, même si les chefs d'entreprise ont l'impression d'être les seuls à les financer. Les congés ont un coût pour les entreprises, c'est évident, et en bons gestionnaires, les patrons répercutent ce coût sur les prix de leurs produits. C'est donc bien l'ensemble de la collectivité qui participe au paiement des congés payés. Et sans vouloir faire un cours d'histoire, on se souvient que c'est le Front populaire qui institua les 2 premières semaines en 1936, le gouvernement Guy Mollet après guerre qui ajouta la 3ème semaine, les manifestations de 1968 et la force de la CGT de Renault qui permit d'avoir la 4ème semaine, et Mitterrand et Mauroy qui créèrent la 5ème semaine. Mais en 20 ans de travail salarié, je n'ai jamais vu aucun de mes collègues refuser ses congés au prétexte qu'ils étaient une mauvaise idée de la gauche.

Pour ce qui est du transport, je suis allé jusqu'à Quimper en train, en profitant d'un billet "Congé payé", ce qui m'a permis de ne payer que 75% du prix normal.
Merci à tous les contribuables de s'être cotisés pour payer la différence, soit 40 euros. Et merci encore au gouvernement du front populaire d'y avoir pensé, en même temps qu'aux congés payés !

A côté de Quimper, j'ai été hébergé par des amis (moi aussi, j'en ai !) l'hébergement ne m'aura donc rien coûté, ni à moi, ni à vous, chers contribuables.
Et ces amis ont eu la gentillesse de venir me chercher à la gare de Quimper : j'aurai pu bénéficier du trajet à 2 euros, qui existe dans le Finistère comme dans le Loiret, pour aller jusqu'à Loctudy où se trouvait "ma" maison de vacances. Et si j'avais utilisé ces trajets à 2 euros, j'aurais dû remercier les contribuables finistériens.

Sur place, j'ai eu la chance d'être dans une commune très agréable : plage nettoyée tous les jours, rues balayées fréquemment, bureau de poste ayant résisté à la suppression des services publics. Et tout cela grâce aux impôts des gens du coin, dont j'ai affreusement profités.

Même les installations portuaires, en cours de rénovation, ont été payées par vos impots, et même par ceux des européens !

Lors de la balade à la pointe du Raz, il a fallu payer le parking : 6 euros pour la journée. C'est officiellement pour permettre l'entretien du site, mais on sait bien qu'il a fallu plus de 20 ans d'investissements aux collectivités locales pour remettre en état un site dont la végétation avait disparu, et qui avait été trop bétonné. Et ces investissements sont sans commune mesure avec les 6 euros payés par chaque voiture. Merci donc aux finances publiques, locales et nationales, d'avoir permis de faire revivre ce site.

A l'heure où j'écris ces lignes, je suis dans le train du retour, une rame du TER "Bretagne", plus confortable qu'un TGV, mais, il est vrai, plus lent. J'ai même une prise de courant pour brancher mon ordinateur !
Les régions que je traverse, la Bretagne, les Pays de la Loire, le Centre, ont tous fait des efforts à la fois pour la qualité de leurs trains, et la rénovation des gares, et prélever des impôts pour cela. Il serait bon que les autres intervenants (SNCF et RFF) en fassent autant : pour rendre les quais de la future gare d'Orléans accessibles aux personnes handicapées, par exemple.

En fait, je n'ai aucune idée de ce que les contribuables auront payé pour mes vacances, mais assurément, la collectivité a participé à mes vacances, comme aux votres si vous avez pu en prendre.

D'ailleurs j''aime assez l'idée de ce pays, où l'action publique existe encore, où les solidarités existent encore, grâce à l'investissement public, à la redistribution, et donc grâce à l'impôt.

Et je ne me vanterai pas, moi, que mes vacances n'aient rien coûté aux contribuables.

Car tout coûte toujours quelque chose : la France paiera cher aux richissimes amis de Cynique 1er ses couteuses vacances.

photos CDG

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Articles Récents

Outils externes

 

Référencé par Blogtrafic

 

Netpolitique, le site des phénomènes politiques sur Internet et par Internet weblogUpdates.ping www.monorleans.com http://www.monorleans.com/

 

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs