Partager l'article ! Je prépare ma retraite, je manifeste !: Evidemment, il y aura encore quelques gouvernements avant que j'arrive à l'âge de la retraite. Mai ...
Evidemment, il y aura encore quelques
gouvernements avant que j'arrive à l'âge de la retraite. Mais c'est pas une raison : ceux en place actuellement n'ont qu'une volonté : tuer la retraite, comme ils sont en train de tuer la sécu.
Pour refiler tout ça au privé.
Ils seraient bien en peine, pourtant, de nous présenter un seul exemple dans le monde ou un système d'assurance retraite ou d'assurance santé privé fonctionne ! Ils sont dans le théorique...
Je ne crois pas en la capitalisation ; tous les exemple historiques se sont plantés, en France, aux Etats-Unis, et au Royaume-Uni. Mieux, certains pays qui ne connaissent pas la retraite par
répartition, mais seulement la retraite par capitalisation sont en train d'étudier notre système, afin d'instituer un système plus solidaire.
Et même si cela fonctionnait, je serai contre : je suis pour la solidarité intergénérationnelle et pour la justice sociale. Je sais que l'accès à une retraite décente est souvent le seul capital
de ceux qui n'ont rien.
Alors, chose rare, je publie ici le communiqué des socialistes du Loiret :
Les socialistes du Loiret, très mobilisés au printemps 2003, lors du projet « Fillon » sur les retraites voient aujourd’hui leurs craintes se réaliser : la perte de pouvoir
d’achat se conjugue avec l’impasse financière :
- le pouvoir d’achat des retraités redevient la question centrale. Actuellement, plus de 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement ou très largement inférieures au
SMIC !
- les déficits des régimes de retraite datent de 2004, et ne cessent de croître, en atteignant 5 milliards d’euros en 2008 !
Les socialistes renouvellent donc leurs propositions :
- Plus que jamais favorables au maintien et à l’amélioration du système de retraite par répartition, solidaire et universel, les socialistes font le choix d’une solidarité inter-générationnelle
fondée sur les valeurs de justice, et non de l’austérité aggravée appuyée sur des principes individualistes.
- Nous croyons à un financement largement assis sur les revenus du travail pour assurer un vrai revenu de remplacement du salaire, même si nous revendiquons aussi la sollicitation nécessaire des
revenus financiers et des rémunérations extra-salariales (parachutes dorés, stocks options, etc.).
- Nous voulons une réforme des retraites qui permette l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les retraités, et qui suppose une négociation non biaisée avec les partenaires sociaux.
- Nous souhaitons la prise en compte de l’inégalité d’espérance de vie, la pénibilité des métiers, l’augmentation des accidents du travail et la « bombe à retardement » que représentent
les maladies professionnelles.
- Nous sommes pour le maintien d’une durée de cotisations de 40 ans, l’amélioration sensible du taux d’activité des plus de 50 ans, et la préservation de l’accès à la retraite à 60 ans.
- Nous voulons un mécanisme d’indexation des pensions annualisé sur le taux réel d’inflation, en négociation avec les partenaires sociaux.
- Nous exigeons que le fonds de réserve créé par la gauche en 2000 soit ré-abondé, en particulier grâce aux bénéfices rétrocédés à l’Etat par les entreprises publiques.
Christophe Desportes-Guilloux (CDG)
43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste
Il y a 8 personne(s) sur monorleans.com
Si le gouvernement fait quelque chose ça ne plait à personne...
Qu'est ce que vous pensez qu'il faut faire pour sauver les ratraites ??
En 2003, "Booll", des fonctionnaires qu'on raille et qu'on montre si souvent du doigt ont été en grève très dure, des semaines, contre la fin du système solidaire. Pourquoi eux ? Parce qu'ils avaient les moyens statutaires de la grève. C'est-à-dire qu'ils risquaient peu de se faire virer. Il y a eu des sanctions (parfois très lourdes) contre certains trop impliqués dans ce mouvement aux yeux de leur hiérarchie, mais pas de licenciement. (Je ne parle pas en l'air, j'ai un exemple dans ma propre rue).
Ils ont donc perdu un maximum de salaire, ont mis des mois à s'en remettre, mais n'ont pas été renvoyés, ce qui, objectivement, freine beaucoup plus les employés du privé dans leurs envies de rébellion, ce qu'on peut comprendre aisément.
Bref.
Concrètement, en 2003, la totalité de l'argent économisé par l'état en non paiement des jours de grève (ben oui, je le rappelle, les jours de grève ne sont pas payés) a LARGEMENT dépassé le budget nécessaire pour sauver le système solidaire.
La grève a donc théoriquement financé les manques...
MAIS évidemment, l'état n'a pas souhaité placer les économies à cet endroit, trop occupé à casser les valeurs fortes de notre pays.
Par contre, quand, il y a quelques mois, il a fallu mettre la main à la poche pour sauver une banque de la faillite... on a trouvé l'argent qu'il fallait...
Cherchez l'erreur dans les priorités...
"Le problème du plan qui nous est proposé, c'est qu'il fait reposer tous les efforts sur les salariés..."
"Le gouvernement n'aborde la sauvegarde du régime par répartition que par le biais de l'allongement de la durée de cotisation, il refuse obstinément de débattre de la question du financement des retraites et des régimes sociaux en général alors que des ressources nouvelles sont indispensables (...)
De plus, ces mesures ne garantissent absolument pas un retour des comptes à l'équilibre, c'est même le contraire puisqu'il y a plus de mesures qui coûtent que de mesures qui rapportent dans ce plan"
Arrêtons de nous faire prendre pour des cons...