
Il est coutumier du fait. Les cinéphiles qui sont à Orléans depuis
plusieurs années ont déjà vu des affiches jaunes sur les portes des cinémas du propriétaire des deux multiplexes. Parfois ses victimes sont les journalistes, parfois les politiques.
Encore une fois, il insulte.
Cette fois-ci c'est le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur qui est sa cible. Je cite :
"Quand un homme politique n'est plus rien (un astérisque précise le sens de rien : sénateur et
socialiste), il ne lui reste pour "exister" que : le mensonge, la démagogie, le ridicule. Triste fin de carrière".
Apparemment, c'est
l'article publié dans La Rep d'hier qui ne plait pas à ce grossier
personnage. Jean-Pierre Sueur y défendait "la sauvegarde de l'UGC", sans pour autant attaquer le Pathé.
Comme si cela ne suffisait pas, ce même commerçant attaque les journalistes dans une
"lettre ouverte à quelques journalistes aux idées courtes" imprimée sur les horaires des films de ses
cinémas.
Et là encore, il use et abuse d'insultes:
"journaleux à la petite semaine", "petits journalistes frustrés de ne pas présenter le 20h de TF1 ou de ne pas écrire dans LE MONDE".
Alors, vous je ne sais pas, mais moi, je n'ai pas envie d'enrichir cet immonde personnage. Je ne mets plus les pieds dans ses cinés !
photo CDG
Mercredi 17 septembre 2008
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16:52
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Publié dans : La démocratie et la citoyenneté
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Je me permets de signaler que l'affiche à l'entrée du Pathé n'est pas signée et que c'est donc le cinéma Pathé lui-même qui s'engage. Il serait intéressant de savoir ce que la direction de Pathé-France en pense...
En attendant, moi aussi, je boïcote.
une friche pour bien longtemps....
Leur patron croit avoir plus d'un tour dans son Houssack mais emploie des méthodes qui n'en sont pas... de surcroit probablement pas adoubées par Pathé France.
Je n'ai jamais vu ça...
par contre on peut se poser la question de l'intérêt d'une telle affiche ...
le propriétaire des 2 multiplexe Pathé Orléans pourrait aussi faire une affiche expliquant qu'il confie ses missions de sécurité à une entreprise extérieure (c'est courant) mais que ceux-ci doivent non seulement s'occuper de détacher les billets (merci la sous-traitance) mais le faire en restant debout une dizaine d'heures avec interdiction formelle de s'assoir ou prendre une pause digne de ce nom, alors que ce monsieur ne vienne pas donner des leçons à quiconque..
Et puis au passage autant son multiplexe en centre-ville étant une réussite à mon goût, autant celui de Saran est décevant à plus d'un point, qu'on le compare à n'importe quel autre multiplexe récent en France il est en deça de chacun d'entre eux, et à vrai dire ni l'architecture extérieure ni intérieure ne font leur effet (ou l'effet bloc est-il à la mode!)
ps : une seule sortie de secours...qui est aussi là où les spectateurs entrent!
En même temps soyez bien conscients qu'un boycott ne servira personne ...
Je suis allé lundi soir profiter du tarif de 3€50 au ciné de Saran, et j'ai été étonné d'y voir si peu de monde ! Un parking immense, un hall d'acceuil immense, et une "Rentrée du ciné" qui tombe donc semble-t-il à l'eau pour un ciné tout neuf... dommage. Bref, pas de boycott, mais deux pathé dans une même agglomération, c'est un de trop... Je ne connais pas l'historique mais pourquoi diable UGC et/ou les mairies ont laissé faire ça !?
- Si vous croyez que j'ai le temps de recompter l'argent de votre tirelire...
Et je ne parle pas entre autre de son attitude détestable le jour de la dernière fête du Cinéma .
Depuis je n'ai plus jamais remis les pieds dans son établissement.
Et je ne compte pas le refaire de sitôt.
Son attitude actuelle me conforte très largement dans la mauvaise opinion que j'ai de ce personnage méprisant même avec sa clientèle.
Qu'il ne s'inquiète d'ailleurs surtout pas par rapport à son jeu de mots sur le titre d'un film : "C'est dur d'être aimé par des cons", il n'est pas aimé !
Et les cons que nous serions selon lui ont décidé de ne plus lui laisser le moindre fifrelin pour son complexe (de supériorité ?)
JP Sueur a bien raison de prendre la défense et de demander la sauvegarde de l'UGC.
L'offre au niveau salle est peut-être moins importante ( et encore, ras le bol des nanars américains à gros budgets et de la présentation spécieuse des films soit disant d'auteur que le pathé diffuse à contrecoeur et avec mépris pour ceux qui y vont) que celle du Pathé, mais au moins en tant que spectatrice, je me sens accueillie normalement, avec des tarifs bien plus attractifs pour les jeunes, soit 3,90 euros dont bénéficient mes enfants.
Berk, un crapaud qui se prend pour un boeuf, laideur et impuissance d'esprit réunis en un seul être, voilà une bien belle erreur de Dame Nature
Moi je suis content que Pathé ait deux multiplexes sur l'agglomération. Chic! 18 salles de cinéma, 9 en VO, 9 en VF ou presque... Quelle chance on a enfin! Deux multiplexes, ça veut dire que l'on grandit!
En plus à Saran, le parking (900 places) est gratuit!
Quant à la disparition de l'UGC, cela fait longtemps qu'elle est déjà dans les cartons. L'Artistic et le Select sont en voie d'être vendus, voilà donc du bon pour notre économie locale. Et si l'on compte : désormais, 18 salles de ciné sur l'agglo, donc avec du choix, et les Carmes en plus! Personnellement, je n'y vois que du bon dans l'offre!
Quant à critiquer l'affichette en question, à mon avis, ce n'est pas la première, ce ne sera pas la dernière, et c'est de la liberté d'expression. Même si c'est (tout à fait) contestable.
Mais ... si ma mémoire est bonne, les querelles de clochers orléano-saranais à coup de "Pathé" ne datent pas d'aujourd'hui?!
La Gauche Orléanaise jouerai-t-elle un remake de "Don Camillo contre Peppone"?
Comment choisir son cinéma ?
Très souvent lorsque l'on va "au cinéma" on indique indifféremment que l'on va voir un film ou que l'on va dans un lieu. Ne pas faire la distinction entre le lieu et le film n'est pas bien grave… sauf lorsqu'il s'agit d'Art et Essai ! Car la différence est énorme.
Un cinéma "Art et essai" est un cinéma qui sur ses écrans propose essentiellement des films ayant reçu le label "art et essai". Ces "distinctions" (salle et film) sont attribuées par le CNC (centre national de la cinématographie) sur des critères très précis.
Pour les salles le classement comporte 5 catégories (A à E) attribuées sur des critères tels que l'importance des actions d'animation proposées pour la promotion des programmes, les efforts de l'exploitants dans le domaine de la diffusion et de la diversité des œuvres, la politique de fidélisation des publics…). Dans l'agglomération d'Orléans, si je me réfère à la liste -disponible sur le site du CNC- des établissements classés art et essai en 2007 seul apparaît, sous le n° 298831, le Cinéma Les Carmes.
Et dans la catégorie A. Celle qui oblige à proposer annuellement au moins 65 % des séances composées d'œuvres cinématographiques d'art et d'essai en V. O.
Ile suffit pas de diffuser des films "art et essai" pour s'estampiller "cinéma Art et Essai" !!!
Pour les films il faut que les œuvres projetées répondent à des caractéristiques bien définies (œuvre ayant un caractère de recherche, œuvres n'ayant pas obtenu l'audience qu'elle méritait car trop vite retirée du circuit, œuvre reflétant la vie de pays dont la production cinématographique est assez peu diffusée en France…..)
Tout cela est complexe et se trouve dans le décret n° 2002-568 du 22 avril 2002 portant définition et classement des établissement de spectacles cinématographiques d'Art et Essai.
Réussir à être dans la plus haute des catégories n'est pas facile, le rester demande à l'exploitant un travail important car c'est choisir un cinéma qui n’a pas spécialement besoin de pop-corn pour faire avaler le goût fade des films fabriqués en série.
Très souvent c'est un cinéma indépendant qui y arrive; c'est-à-dire un cinéma qui choisit ses films ; qui projette les essais, les films qui ont un intérêt esthétique ou sociologique, les films des cinématographies étrangères laissées pour compte par les circuits. Il pratique une politique de communication régulière et de formation du spectateur par ses publications, l’affichage des critiques, son travail avec des partenariats culturels variés : associations, centres sociaux, théâtres, universités, écoles & lycées, conservatoires, écoles des beaux-arts , MJC … etc. et au travers des dispositifs d’éducation des jeunes spectateurs : Ecole et Cinéma , Collège au Cinéma, Lycéens au Cinéma. Il organise des animations dans son cinéma : débats avec des réalisateurs, scénaristes et acteurs ou présence régulière des animateurs de la salle pour un véritable échange avec leurs cinéphiles. Il met en oeuvre une réelle politique de tarifs afin de favoriser la fidélisation de ses spectateurs.
Bref, il entretient avec ses spectateurs une réelle histoire d’amour. Il y a là un respect réciproque : une confiance des spectateurs dans les films proposés, une confiance de la salle dans la curiosité et la fidélité des spectateurs.
Quelles différences avec un multiplexe qui s’apparente aux hypermarchés de façon à favoriser la consommation du client. Dans un multiplexe le cinéma est un accessoire. L’objectif c’est le business. Les multiplexes montrent en priorité du cinéma standard, américain le plus souvent, essentiellement des films très médiatisés, supportés par d’énormes campagnes de publicité.
Et comment "vit" un film ?
A la base, se trouve le producteur, à l’autre bout, la salle de cinéma, et, aujourd’hui en bout de course le maillon fondamental vidéo /DVD très rentable économiquement, puis les télévisions. Le producteur finance le film avec de nombreux coproducteurs (chaînes TV, Soficas, banques…), souvent pour les premiers films, le CNC accorde une « avance sur recette » (de 15 000 à 300 000 euros) sur lecture du scénario. Le distributeur s’occupe essentiellement de la logistique de la distribution (nombre de copies, ciblage, communication…).
La salle de cinéma indépendante négocie le film avec le distributeur.
En ce qui la plupart des multiplexes, tout est concentré dans les mains de programmateurs parisiens qui peuvent peser aussi sur la vie et la mort des films en fonction du seul critère de rentabilité.
Maintenant vous choisirez votre "cinéma" à Orléans en connaissance de cause !
Vous voulez en savoir plus : consultez les sites du CNC, de l'AFCAE (association française de cinémas Art et Essai), du Scare (syndicat des cinémas d'Art de Répertoire et d'Essai)
Daniel Richard
Mais je ne vais pas boycotter le Pathé... Le confort dans les salles, la qualité de l'image et du son sont sans communes mesures avec l'UGC. On n'y trouve d'ailleurs pas les mêmes films... Le seul à projeter "C'est dur d'être aimé par des cons" c'est le Pathé... donc j'y vais... ce soir d'ailleurs... Et depuis avec la fermeture du Select (à lui j'imagine ?) c'est le seul ciné à projeter des films "commerciaux" en VO...
et encore heureux que le parking du cinéma est gratuit à Saran, il sert aussi pour les restaurants !!! je doute que les clients de ces restaurarants apprécieraient de payer pour se garer...
mais bon l'argent donne des ailes et ce monsieur s'y croit, attention la chute n'en sera que plus rude ;-) et traiter ses employés comme sa clientèle avec respect est tout de même la moindre des choses, sans nous pauvres pigeons ses cinémas n'existeraient plus qu'il ne l'oubllie pas.