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Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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Orléansphère

17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 16:09

En début de semaine, un crime horrible a été commis à Orléans : une jeune femme a tué l'enfant qu'elle venait d'avoir. On ne peut que s'interroger... et constater qu'on reste sans réponse devant ce genre de situation.

Ce crime s'est déroulé à l'adresse où je passe une bonne partie de mes journées. Lundi, en fin de journée, j'arrive à cet endroit, et 3 voitures de police sont présentes. Les policiers sont évidemment très agités. Mais évidemment, je ne saurai rien de ce qui se passe.

Mardi matin, avec les camarades avec lesquels j'avais rendez-vous, nous nous interrogeons sur ce qui a pu se passer : cambriolage ? crime ? Constatant qu'il n'y a plus de policiers, ni traces de leur passage, je vais jeter un oeil, en me disant que s'il s'agit d'un cambriolage, je ne trouverai pas de trace, et que s'il s'agit d'autre chose, les policiers auront empêché tout accès.

Choqué et horrifié, je ne trouve pas d'autre mot pour décrire ce que j'ai vu. Les policiers avaient laissé les lieux tels qu'ils les ont trouvés : la porte d'entrée ouverte, des sacs poubelles éventrés jonchant le sol dans lesquels nous savons depuis ce qu'ils y ont trouvé, et surtout une mare de sang sur le seuil.

Pourquoi les policiers ont-ils laissés les lieux ainsi ? Soit l'enquête était en cours, et il fallait évidemment laisser les lieux intacts, mais aussi les protéger de tout accès - ce qui n'était pas fait - soit l'enquête était terminée et il fallait alors, par décence et respect, y mettre un peu d'ordre.

Je n'ai pas la réponse, mais quelques minutes après, les caméras de télévision arrivaient, ainsi que les photographes de presse.

Grâce à cela, nous avons eu, en gros plan, les traces de l'horreur. Du sang en photo, pour expliquer quoi ?

Inutile de préciser qu'une fois la presse passée, les policiers sont revenus, et les lieux ont retrouvé un état à peu près acceptable.

Drôles de médias, drôle de police... mais sentiment terrible de malaise sur cette nécessité de médiatiser l'horreur.

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commentaires

bruno 20/11/2006 12:09

Aussi très choqué d’avoir appris qu’un drame aussi horrible s’était déroulé à quelques mètres de notre lieu de travail. Choqué également de voir comment la police a laissé les lieux durant plusieurs heures, sans aucune protection, accessible à tous.
Nous sommes bien loin de l’image que nous montrent les médias, avec périmètre de sécurité, et des caricatures que véhiculent les séries et les films policiers.

Ca fait froid dans le dos.

Fansolo 19/11/2006 06:35

Ce témoignage est effrayant à plus d'un titre, Christophe.
La façon dont la police a procédé, à te lire, laissant accessible un lieu où a eu lieu un crime, me paraît déonthologiquement, humainemement et juridiquement très contestable. L'histoire a démontré qu'en procédant ainsi, cela pouvait conduire à toutes les dérives...

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