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Christophe Desportes-Guilloux (CDG)

43 ans
Orléanais d'adoption et militant socialiste

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Orléansphère

8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 11:36

A 41 ans, pour la première fois de ma vie, j'ai honte du pays où j'habite.

Samedi soir j'étais à St Jean de Braye, avec ces familles que l'on balotte d'hôtel en hôtel, 3 jours ici, 5 jours là. Comme du bétail.

Lundi, je rencontrais ce jeune congolais de 20 ans, réfugié depuis 4 ans, mais qui depuis quelques semaines a été "invité à quitter le territoire".
A-t-il été pris en défaut d'intégration ? Non !
A-t-il commis le moindre délit ? Non !
Il est simplement né ailleurs. Dans un pays où la guerre civile sévit depuis des années, après 40 années de pouvoir autoritaire. D'ailleurs, son père bénéficie lui, officiellement du statut de réfugié.

Ah oui, j'oubliais : bien que sans logement fixe, il a suivi des cours pour se remettre à un niveau scolaire correct. Bien qu'hébergé de manière très précaire, il a suivi les cours d'un lycée, et il a obtenu son baccalauréat professionnel.
Un centre de formation d'apprentis est même prêt à l'inscrire pour qu'il obtienne un BTS.

Mais il n'est pas né ici. L'Etat ne veut pas de lui. Le ministre ne veut pas de lui.

Hier, et demain, nous faisons venir des américains pour jouer au basket.
Tant mieux pour eux, je les accueillerai avec toute la chaleur dont je suis capable.

Mais pourquoi, alors, ces africains, ces tchétchènes, ces asiatiques sont ils jetés dehors ? Alors que chez eux ils risquent leur vie.

Voila, lundi, j'avais honte du pays où j'habite. Mais je résisterai.

photo CDG "jeu de l'oie du collectif de st jean de braye"

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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 16:53

C'est une centaine de personnes qui se trouvaient samedi après-midi, place du Martroi à Orléans pour demander que tout soit fait pour la paix au Moyen-Orient.

  • J'y étais, à la fois à titre personnel, et en tant que militant socialiste, pour soutenir la démarche en 4 points proposée par la France :

  • - un cessez-le-feu rapide
    - un engagement d'Israël, du Liban et de la communauté internationale
    - l'application de la résolution de l'ONU sur le désarmement des milices sous contrôle libanais
    - l'installation d'une force multinationale d'interposition sous l'égide de l'ONU

Pas question que les USA ou l'OTAN soit cette force d'interposition. Pas question d'ignorer la responsabilité de la Syrie. Pas question de ne pas désarmer le Hezbollah. Pas question non plus d'accepter l'action militaire d'Israël.

Pas question, non plus, d'oublier le sort qui est fait au peuple palestinien.

Les femmes et les hommes présents place du martroi ce samedi n'étaient pas très nombreux.

Espérons que les faucons de toutes nationalités ne profitent pas trop de nos tranquilles vacances pour continuer à massacrer tant de civils.

photo CDG

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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 11:58

Depuis 2 mois, les habitants de l’hôtel Abresid’ résistent aux déplacements arbitraires, aux humiliations quotidiennes… pour continuer à vivre dans la ville  où ils ont leurs amis, où leurs enfants sont scolarisés, où ils ont tissé leurs relations sociales.

Toute lutte mérite sa Fête !

Tandis qu’ils résistent, plus de 50 familles sont déplacées, d’hôtel en hôtel, dans des conditions indignes et sont amenées à rompre avec leurs voisins, leur vie sociale,  l’intégration de leurs enfants dans la cité. 

Toute lutte doit faire grandir nos solidarités !

La lutte en Fête,

ce sera ce samedi 5 août

De 18 h à point d’heure

Salle  JB Clément (sous la halle de la médiathèque)

Saint jean de braye

Le collectif de soutien et les habitants de l’hôtel souhaitent partager ce moment de solidarité festive avec tous

- et d’abord avec les habitants des autres hôtels : nous appelons d’ores et déjà les parrains et marraines, le réseau militants à organiser le covoiturage des familles jusqu’à St Jean de Braye, (et retour)

- avec les militants qui soutiennent les familles dans leurs combats quotidiens 

- avec les organisations, les associations qui accompagnent ces luttes 

- avec les élus qui s’engagent à soutenir les familles  dans leurs droits 

- avec celles et ceux qui sont révolté(e)s  par les conditions faites à ces familles 

 

Avis de tempête, envie de fête !

Au programme

18h : arrivée des familles des autres hôtels et pot d’accueil

Forum/ échanges avec et entre les familles

- la lutte collective de l’hôtel Abresid’
- Témoignages sur les conditions de déplacement des familles 
- Comment faire progresser la lutte pour le maintien de toutes les familles dans le lieu de résidence de leur choix et pour des solutions décentes de logement pour tous  (avec la participation du DAL) 

Point d’info sur l’application de la circulaire Sarkosy, la situation des personnes n’entrant pas dans ce cadre et les échéances de mobilisation (par RESF et la Cimade)

Si l’on jouait aussi ? Jeu de l’oie géant ou « comment l’Adage fait se déplacer les familles comme des pions »  

Si l’on mangeait aussi ? buffet partagé : chacun apporte de quoi nourrir plusieurs familles ainsi que des assiettes, couverts et verres en plastique

Un bar solidaire, en soutien à la lutte des familles de l’hôtel Abresid’ sera ouvert.

Tables de presse assurées par les participants

Et tout cela avec le  soutien engagé et festif de saltimbanques , de conteurs, de musiciens

Contact : Marie Clotilde 02 38 21 74 46 (soirée ou répondeur) ou marieclotilde.bastide@wanadoo.fr 

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3 août 2006 4 03 /08 /août /2006 08:10

Allez, un peu d'auto-satisfaction... après tout, avec not'bon'maire, je suis à bonne école...

www.monorleans.com a 4 mois ! Et en 4 mois, le nombre de consultations a explosé ! Il y a désormais plus de 400 pages consultées par jour !

Alors merci à tous, à ceux qui lisent, à ceux qui laissent des commentaires, et à ceux que ça démange !

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 08:22

Une aimable correspondante signale à MonOrléans qu'elle n'a pas obtenu de réponse au message laissé sur le site internet de la mairie d'Orléans :

Objet du message : éclairage public à la Source

Messsage : bonjour, serait-il possible d'avoir une explication quant au non-fonctionnement fréquent de l'éclairage public dans les venelles à la Source (mais pas que dans les venelles d'ailleurs)? Merci d'avance de votre réponse rapide et complète, R.D********

On sait que not'bon'maire est parti en vacances jusqu'à la fin du mois d'août, mais ce message date du 17 juin !

L'e-mairie ne serait-elle qu'une façade ? Sergiot serait-il mou du mulot ?

Attendons pour voir...

illustration réalisée (avec trucage !) par CDG

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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 20:01

Il n'y a pas qu'à Orléans, qu'on critique la droite...

Un réseau de militants et sympathisants socialistes a décidé de mettre en ligne un blog "militant" contre la politique de la droite et particulièrement son appétit à déchiqueter les valeurs de la République.

A lire et à relire : www.ladroitelaplusbetedumonde.com

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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 08:00

Imaginez un peu : à 16 ans, vous quittez votre pays, parce que c'est la guerre. Un pays grand comme l'Union Européenne, mais où la guerre est partout. En 10 ans, elle a fait 2 millions de morts. C'est même dans ce pays que se trouve le plus gros contingent de l'ONU.

Vous quittez donc votre pays, pour trouver un refuge. Loin. Vous essayez d'y vivre. Sans papiers, puisque, sans doute, vous n'avez aucune raison d'être là. Vous errez, pris en charge par telle association, telle personne compatissante. Mais vous décidez aussi que votre vie est entre vos mains, et vous suivez les cours du GRETA pour vous remettre à un bon niveau scolaire. Puis, vous allez encore plus loin : avec l'aide de quelques travailleurs sociaux vous vous inscrivez dans un lycée pour y suivre une formation professionnelle. Et, enfin, vous obtenez votre Bac Pro.

Un bien beau document, signé par le représentant d'un ministre, marqué en grand et gros "REPUBLIQUE FRANCAISE". Devez-vous en être fier ? Sans doute. Cela va vous permettre de vous inscrire en BTS, et de continuer à montrer que vous êtes sur le chemin de la réussite.

Quelques jours plus tard, vous recevez un autre document, où est écrit aussi République Française, mais en beaucoup plus petit, comme si c'était honteux.

C'est une invitation. Une "Invitation à quitter le territoire". D'ici 15 jours, des policiers vous auront arrêté, mis dans un avion, et vous serez à nouveau dans ce pays que vous avez fui.

Pourquoi ? Parce que vous gêner sans doute... Parce que même avec le chemin d'efforts, de privations, de faim même, que vous avez parcouru pour montrer votre volonté de réussite, on a rien à faire de vous.

Vous n'êtes pas d'ici. Et nous, on veut rester entre nous.

Aujourd'hui, quand vous voyez marqué "République Française", vous avez peur.

Et moi j'ai honte.

Illustration : Fanch pour RESF

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 10:52

J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Mohamed, Aïssata sa petite soeur, et leur maman Mariam, expulsés "par erreur" et sauvé par Zorrkozy lui-même...

Je vous invite à lire le témoignage de Mohamed, petit orléanais qui passe ses vacances à La Ferté St Aubin, après un aller-retour au Mali, un pays où il fait très chaud...

Pour lire le témoignage, cliquez ici.

Le site du collectif Aïssata, c'est ici

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 13:15

Tout le monde aime les fleurs. Et tout le monde souhaite que la ville soit fleurie.

Est-ce pour cela qu'il faut maintenir ces opérations de fleurissement exceptionnel telles que nous les connaissons depuis quelques années ?

L'an dernier, nous avions eu droit à la grande couronne mortuaire rouge et brun devant la cathédrale. Chacun avait pu apprécier.

Cette année, le résultat est sans doute plus joli. La rue royale a droit à des colonnes de géraniums placées sur les arcades. Les lampadaires du pont George V se voient entourés de ces mêmes géraniums. Avenue Dauphine, le résultat semble plus discuté : des sortes de guirlandes de géraniums accrochées aux arbres, tout au long de l'avenue.

Outre le fait que ces guirlandes ont déjà gêné quelques déménagements qui ne pouvaient passer au-dessous, c'est le coût de cette installation qui laissera un mauvais souvenir : plus de 300 000 euros, comme le rapporte la Rep de mercredi 26 juillet !

Il existe, parait-il, un langage des fleurs : nul doute alors que le géranium indique un goût immodéré pour la folie des grandeurs ! Serait-ce une façon pour Yves Dupont, adjoint aux fleurs, de dire à Serge Grouard  « Monseignor, il est l'or, l'or de se réveiller.  »  ?

P.S : vu le prix, vous avez droit à un gros plan sur une fleur de géranium !

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 07:09

La situation des familles sans papiers se dégrade très rapidement. Nous en avons parlé ici à plusieurs reprises. C'est ce que rappelle le Collectif de soutien aux enfants de sans papiers et le Réseau Education Sans Frontières 45 :

AU SECOURS !

Le Réseau Education Sans Frontières 45, RESF45, dénonce le nouveau dispositif d’hébergement dans le Loiret : un système inhumain, maltraitant et dégradant qui persécute des dizaines d’enfants, de femmes et d’hommes.

Face à ce que nous constatons, nous ne pouvons pas nous taire ! Nous devons vous dire.

Depuis plus de 15 jours maintenant, les familles que nous accompagnons dans l’agglomération orléanaise, sont victimes d’un système de maltraitance humaine, de harcèlement moral et physique mis en place par la Préfecture.

Ce système s’attaque notamment à des dizaines de femmes, d’enfants, de nouveau-nés.

En deux semaines de fonctionnement, nous pouvons témoigner, pour l’avoir vécu avec les familles, que ce système s’apparente à une forme de torture aux conséquences terribles sur le plan psychologique, voire physique, médical.

Contrairement à ce que nous a annoncé le Secrétaire Général de la Préfecture, ce dispositif est piloté et contrôlé quotidiennement par la Préfecture, auprès de laquelle les hôteliers et autres personnes chargées de l’opération prennent leurs instructions.

Ce système est exécuté, sans état d’âme, par l’ADAGE (association support pour l’accueil aux familles étrangères résidant dans le Loiret) qui a signé une convention avec la Préfecture jusqu’à la fin de l’année 2006. Cette convention n’a pas été rendue publique. L’association ADAGE, qui affiche des buts sociaux n’est plus aujourd’hui dans son champ de compétences puisque, dans la mise en œuvre de ce système, elle devient la voix et le bras exécutifs de la Préfecture.

Ce système concerne toutes les familles (une soixantaine au moins) qui étaient prises en charge dans le cadre de l’accueil d’urgence (SAMU SOCIAL-115) sur l’agglomération orléanaise. Jusqu’au 1er juillet 2006, ce dispositif était géré par la Croix-Rouge. Le nouveau système vise, pour l’instant, à lister, trier, déplacer sans cesse les familles sans assurer le suivi social annoncé. La situation devient encore plus précaire pour les plus pauvres des pauvres.

Le système mis en place et son fonctionnement quotidien passe par des rendez-vous à l’ADAGE où 2 personnes reçoivent les familles. Les entretiens durent quelques minutes consacrées au relevé des démarches que les familles ont faites depuis le rendez-vous précédent et …. On leur donne un nouveau lieu d’hébergement et un prochain rendez-vous. À toutes les questions pratiques portant sur les conséquences de ces déménagements, il est invariablement répondu aux familles et à leurs accompagnateurs « on ne peut rien faire », « ce n’est pas notre problème ».

Des familles baladées sans aucune aide d’un hôtel à l’autre sans qu’aucun problème ne soit pris en compte.

La Préfecture et l’ADAGE ne veulent pas et ne mettent rien en place pour assurer les changements d’hébergement. Elles répondent : « ce n’est pas notre problème ». Les conséquences de leurs décisions et de leurs actes sont pourtant terribles pour les familles.

Les familles doivent se déplacer avec toutes leurs affaires, sous la canicule des jours derniers (les changements doivent se faire en milieu de journée), par tram et bus si elles n’ont personne pour les aider, ce qui est le cas le plus général.

Ces déménagements que de nombreuses femmes seules doivent effectuer avec de très jeunes enfants, voir des nourrissons, avec des transports en commun souvent éloignés des hôtels, nécessitent plusieurs voyages. De plus, les tickets de transport sont à la charge des familles.

Une maman, ne pouvant pas faire tout cela, n’a eu comme solution que de jeter toutes ses affaires et nous l’avons retrouvée le lendemain à l’ADAGE. Elle était hagarde, ni elle ni son bébé n’avaient mangé depuis 24 heures. Elles étaient déshydratées du fait de la chaleur. Toutes les deux, en danger évident, ont été éconduites par un « ce n’est pas notre problème ».

D’autres, ne voulant pas tout jeter, sont obligées de prendre des taxis (25 euros par course). En 15 jours, elles ont dépensé ainsi 1/3 de l’argent qu’elles avaient pour le mois. Que vont-elles manger ? Et les enfants ?

Dans les hôtels, personne ne les aide à monter leurs affaires dans les étages souvent sans ascenseur.

Les crises de nerf des parents et les malaises des enfants sont de plus en plus fréquents jusque dans les locaux de l’ADAGE où les responsables en sont témoins. Lundi 17 juillet, le SAMU est même intervenu. Mais, au bout du compte, la maman et sa fille sont reparties avec leur bon de nuitée pour leur nouvel hôtel. La roue à continué de tourner : le lendemain, la maman déménageait et l’après-midi elle était à l’hôpital pour la petite fille qui faisait des crises d’épilepsie !

Ce système anéantit les efforts des parents qui ont inscrit les enfants dans les crèches, les centres de loisirs, organisé les transports. En changeant d’hôtel, les familles changent de communes et perdent toutes ces prestations.

Et qu’en sera t-il de la possibilité de retrouver à la rentrée l’école quittée en juin ? La seule solution risque d’être encore les bus ou le tram, mais à quel coût pour les familles ?

Les hôtels ont tous des règles différentes.

  • Changer d’hôtel, c’est aussi changer de règles, de repères, d’organisation de vie.
  • Les prises électriques sont parfois condamnées, interdisant d’écouter de la musique, de faire chauffer les biberons, d’utiliser sa télévision (seule solution : louer la télévision de l’hôtel !)
  • Dans certains hôtels on peut cuisiner, dans d’autres pas.
  • Où stocker son micro-onde ou sa plaque chauffante quand l’hôtel ne veut pas les voir ?
  • Où entreposer les affaires personnelles (vêtements d’hiver, chaussures, quelques réserves alimentaires, les jouets d’enfants, les affaires scolaires) quand rien n’est prévu à cet effet ?

Ces familles sont les pions du jeu cynique de chasse-croise du processus.

Certaines, après deux changements, se retrouvent à l’hôtel du départ !

Dans ces déménagements incessants, des affaires, quelques fois très personnelles se cassent, s’abîment, se perdent. Autant de pertes d’humanité ! Autant de bout de vie qui disparaissent !

Partout, les petits-déjeuners ne font plus partie des « prestations ».

Jour après jour, c’est une valse des familles avec enfants, voulue, décidée, incessante, dégradante, épuisante, orchestrée comme un tragique jeu de « chaises musicales ». Les gens, qui cyniquement décident et exécutent cela ne le feraient sans doute pas subir à leurs animaux domestiques. En juillet 2006, il faut, sans doute, mieux être chien ou chat de Préfet qu’un être humain broyé dans le dispositif d’urgence préfectoral du Loiret.

Illustration : Tim, pour RESF

 

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